De l'intervention obstétricale dans l'éclampsie : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 11 mai 1906 / par Auguste Cabanes.
- Cabanes, Auguste, 1880-
- Date:
- 1906
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Credit: De l'intervention obstétricale dans l'éclampsie : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 11 mai 1906 / par Auguste Cabanes. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![L’éclampsie a été longtemps considérée comme « le résul- tat de l'excitation violente produite par l’afflux de la masse sanguine vers le cerveau ». (Miquel.) De temps immémorial, tes accoucheurs onl tenté de dimi- nue]' par la saignée l'abondance de « cet alïux de la masse sanguine ».. L’usage des modificateurs du système nerveux est de date plus récente. La phlébotomie a été couramment pratiquée jusqu’au milieu du XIXe siècle. C’est ainsi que Depaul ne craignait pas d’enlever à ses malades jusqu’à deux litres de sang. Mais, dès 1867, Mangenest (thèse) déclare que l’éclamp- sie est une anémie des centres nerveux ; toute émission san- guine est donc contre-indiquée. Trousseau et Ilorand re- poussent également la saignée ; Peter (1875) s’en fait le défenseur. Charpentier établit qu’avec les saignées modérées, (500 grammes au maximum) la mortalité n’est que de 41 pour cent ; avec les saignées abondantes (1000 grammes et au-dessus) elle s’élève à 54 pour cent. Lancry (1.880), élève de Budin, se déclare partisan des émissions sanguines. Bouchard les recommande vivement. D'après lui, une saignée de 320 grammes équivaut à 1 élimi- nation de 5 grammes de toxines. Pinard rejette la phléboto- mie qui est cause d’une « augmentation sensible de la ten- sion artérielle ». (Reynaud et Queirel.) La saignée n’empêche pas toujours la reproduction des crises éclamptiques. Dans le but de diminuer 1 intensité des accès, les accoucheurs onl essayé d’agir directement sur le système nerveux. «/ En 1867, Shoyer (Kansas) préconise le bromure de potas- sium, à haute dose (10 gr.). Baciborsky, Rey, 1 emploient à doses plus faibles (0 gr. 50 à 2 gr.). Jalabert, Hutchinson, en donnent jusqu’à 15 grammes par jour. Mais la plupart des accoucheurs ne lardent pas à délaisser](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22421804_0024.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)