Maladies des pays chauds ; manuel de pathologie exotique. Tr. de l'anglais / par Maurice Guibaud [et] Jean Brengues et augm. de notes et d'un appendice par M. Guibaud.
- Manson, Patrick, Sir, 1844-1922.
- Date:
- 1904
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Credit: Maladies des pays chauds ; manuel de pathologie exotique. Tr. de l'anglais / par Maurice Guibaud [et] Jean Brengues et augm. de notes et d'un appendice par M. Guibaud. Source: Wellcome Collection.
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![parasites doivent donc, ainsi que les maladies qu'ils produi- sent, ôtre confinés aux pays tropicaux et sus-tropicaux. C'est le cas, en particulier, de VAnkylosLoinum duodeiiale et de l'Ankylostomiase. Il existe une classe de maladies par intoxication qui sont produites par des toxines sécrétées par des germes dont l'habitat est le sol, Teau, ou quelque autre milieu extérieur, et dans lesquelles la présence du germe dans le corps humain n'est pas nécessaire, pourvu que la toxine y soit introduite. La levure et sa toxine Talcool, et la maladie qu'elle produit, l'alcoolisme, en sont l'exemple le plus fami- lier. L'ergotisme, la pellagre, et peut-être le lathyrisme appartiennent à cette classe, et probablement aussi le béri- béri. Les germes de ces maladies demandent certaines tem- pératures et certains milieux ; par suite, les maladies en question ont une distribution géographique correspondante. Si l'une des conditions requises est une haute température, la maladie, comme dans le cas du béribéri, est une maladie tropicale. Enfin, on peut concevoir, et, pour ma part, je crois qu'il existe une autre série de conditions qui influencent, quoique d'une manière moins directe, la distribution des maladies, conditions qui sont encore ignorées des épidémiologistes, mais qui ne doivent pas ôtre négligées dans la question. Les germes des maladies, leurs agents de transmission et leurs hôtes intermédiaires étant des êtres vivants, sont, durant les phases extracorporelles, exposés à ôtre la proie ou tout au moins la victime d'autres organismes dans la lutte pour l'existence. Le parasite de la malaria est absent dans ])eaucoup d'endroits où, apparemment, toutes les con- ditions favorables à son existence se trouvent réunies. Pourquoi ne l'y troiivc-t-on pas, môme lorsque certainement il y a été fréquemment introduit ? Je suppose que, dans cer- tains cas ces, germes, ou les organismes qui les abritent, sont détruits par des ennemis naturels (|ui les absorbent,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21360157_0015.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)