Volume 1
Des paralysies des membres inférieurs ou paraplégies : recherches sur leur nature, leur forme et leur traitement. Première partie / par Raoul Leroy d'Étiolles.
- Leroy D'Étiolles, Raoul 1823-
- Date:
- 1856
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Credit: Des paralysies des membres inférieurs ou paraplégies : recherches sur leur nature, leur forme et leur traitement. Première partie / par Raoul Leroy d'Étiolles. Source: Wellcome Collection.
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![G !'AH.Vl*LÉ(;ii:S INDÉI'ENDANTIÎS La myélite est presque toujours mortelle : si le ramollis- sement vient à la suite cTiine inflammation aiguë, la mort ])eut être des plus rapides, elle peut survenir en quekpies heures. La marche de la myélite chronujue est beaucoup plus lente, elle peut durer des années ; mais il est un terme à cet état latent, il arrive une époipie où la paralysie s’étend avec l’ang- mentation du ramollissement, et la mort arrive, lente quel- quefois, mais inévitable. On rapporte des exemples de guérison de myélite de forme chronique. Je suis tenté de croire (jne ce sont des cas de paralysie essentielle, soit hystérique, soit rhu- matismale ou autres, ou bien de sinq)les congestions de la moelle que l’ona [)rises pour des myélites, et si mes prévisions ne sont ]>as déçues, les paralysies indépendantes de la myélite étant mieux étudiées et mieux connues, les cas de guérison de ramollissement de la moelle deviendront si rares , qu’on n’en admettra la possibilité (ju’avec une extrême réserve. I^ourrait-on dire de la myélite, ce que je vais avancer sur les paralysies qui en sont indépendantes ? Sur une vingtaine d’exemples de paralysie hystérique , je n’ai pas à citer un seul fait dont la terminaison ait été fatale. La paraplégie saturnine fort rare, il est vrai, a guéri dans les trois cas qui, à ma connaissance, existent dans la science. Celle qui est due à l’intoxication arsenicale, guérit généra- lement. La paraplégie rhumatismale se termine très-souvent d’une façon fort heureuse. Celle qui persiste après certaines fièvres, malgré les désordres sérieux laissés par la cause primitive, ne tarde pas à disparaître. Celle qui suit l’asphyxie s’évanouit dès que la congestion des centres nerveux se dissipe. Enfin, dans la paraplégie des voies urinaires beaucoup plus grave, seulement, parce que les maladies qui la produisent sont elles-mêmes plus graves que l’iiystérie et les autres causes ; la paralysie se termine ordinairement bien quand le traitement vient à temps arrêter la marche de l’alfection](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24975758_0001_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)