Thèses présentées et publiquement soutenues à la Faculté de médecine de Montpellier, le 23 mai 1838 / par Fleurat (Pierre).
- Fleurat, Pierre.
- Date:
- 1838
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Credit: Thèses présentées et publiquement soutenues à la Faculté de médecine de Montpellier, le 23 mai 1838 / par Fleurat (Pierre). Source: Wellcome Collection.
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![En résumant ce que nous venons de dire sur rôreille interne , il résulte que le phénomène auditif, considéré sous le point de vue purement physique, nous a oflert pour condition de son existence la vibration des dilTérentes parties qui composent le labyrinthe ; que les ondes sonores y arrivent à travers les parties les plus extérieures par la chaîne des osselets et l’air de la cavité tympanique; qu’enfin les parois osseuses de la tête constituent des surfaces éminemment élastiques qui peuvent servir à la transmission. Que si maintenant nous cherchons à nous élever à l’étude du phé- nomène vital et purement physiologique, à la modification que doi- vent éprouver les nerfs de l’ouïe , nous ne pouvons plus rien saisir de matériel dans l’exercice de la fonction ; nous ne pouvons ici que constater la nécessité de la pulpe nerveuse pour l’accomplissement de l’acte. C’est la portion molle de la septième paire qui est regardée comme le nerf spécial de l'audition; elle présente un volume en rap- ])ort avec la facilité de transmission dans le milieu que l’être est destiné à habiter. C’est ainsi que le nerf acoustique est vingt fois plus grand chez le poisson, du moins d’une manière relative, que chez le mammifère. Insensible aux lésions physiques , il paraît jouir d’une activité toute particulière; mais comme l’olfactif et l’optique, desquels il se rapproche beaucoup par sa texture, il se trouve sous l’influence très-évidente du trifacial, qui donne à la cavité auditive la branche du nerf vidien , connu sous le nom de filet pétreux super- ficiel , et les ramifications d’un renflement placé sur le trajet du maxillaire inférieur et décrit pour la première fois , par Arnold , sous la dénomination de ganglion optique. Cette influence, démontrée par les nombreuses expériences de Magendie, a reçu la sanction anatomo-pathologique dans une observation curieuse de M. Serres. Cherchons-nous à distinguer le rôle que jouent dans la fonction de l’ouïe les diflerentes parties qui composent le labyrinthe, que de diflicultés, que d obscurités dans l’appréciation ! IMais il ne nous manquera pas de théories : la lame membraneuse du limaçon , com- parée à un clavier par Lecat, a été regardée, par Dumas, comme se trouvant en rapport par ses diflerentes parties décroissantes, avec](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22361492_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)