Sur les 4 os intermaxillaires : le bec-de-lièvre et la valeur morphologique des dents incisives supérieures de l'homme, communication, faite à la Société d'Anthropologie de Bruxelles, dans la séance du 25 octobre 1882 / par Paul Albrecht.
- Albrecht, Paul, 1851-1894.
- Date:
- 1883
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Credit: Sur les 4 os intermaxillaires : le bec-de-lièvre et la valeur morphologique des dents incisives supérieures de l'homme, communication, faite à la Société d'Anthropologie de Bruxelles, dans la séance du 25 octobre 1882 / par Paul Albrecht. Source: Wellcome Collection.
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![[20] sutures ni avec les parties horizontales des palatins, ni avec les apophyses palatines des mâchoires supérieures, les os intermaxil¬ laires internes n’étant pas arrêtés par des sutures avec les os inter¬ maxillaires externes, le vomer et avec lui les deux os intermaxil¬ laires externes croissent vers le locus minoris resistentice, i. e. en avant. Dans cet accroissement, nous voyons précisément les mêmes causes et les mêmes effets comme dans l’accroissement des dents incisives des rongeurs, quand par hasard l’une ou l’autre de ces incisives ne se développe pas ou est cassée, et comme dans les cas de monstruosités cyclopes des mammifères, quand par complication les mâchoires supérieures et les intermaxillaires deviennent rudi¬ mentaires (micrognathie supérieure), et que la mâchoire inférieure se recourbe fortement vers le haut (campylo gnathie inférieure) if ). Dans la gnatho-uranoschisis simple, le vomer et les deux os inter- maxillaires internes jouissent seulement du côté du bec-de-lièvre et de la fente palatine de la liberté qui leur est accordée des deux côtés dans la double fente palato-maxillaire, tandis que du côté opposé ils sont retenus par des sutures avec le palatin, la mâchoire supérieure et l’os intermaxillaire externe. L’effet de cette indépen¬ dance unilatérale n’est pas aussi grand que dans le cas de l’indé¬ pendance bilatérale, mais il est encore assez marqué; la grande ligne courbe, concave du côté normal, convexe du côté de la fente, que le vomer fait dans beaucoup de cas de gnatho-uranoschisis uni¬ latérale résulte de ce que le vomer, a demi indépendant, n’est pas retenu par des sutures du côté de la fente. J’ai souvent vu cette ligne courbe du vomer dans la simple fente palato-maxillaire, et j’ajouterai que, dans Vrolik, on voit la ligne courbée dont je parle, dans les figures 9 et 10 de la planche XXXIII. Cette ligne courbe devient encore beaucoup plus forte quand la gnatho-uranoschisis unilatérale est combinée avec une uranoschisis sans bec-de-lièvre de l’autre côté (cf. la fig. 8 de la pl. XXXIII de Vrolik). J’ai expliqué pourquoi dans la double fente palato-maxillaire le vomer pousse si fortement en avant, mais je n’ai pas encore parlé des causes qui produisent dans le même cas le grand développe¬ ment de sa substance osseuse et sa grande dureté. (x) J’ai publié un cas de cyclopie de Cochon avec micrognathie supérieure et cam- pylognathie inférieure, et j’ai expliqué la dernière malformation dans le texte de mon Mémoire sur le basiotique, un nouvel os du crâne, dans la Presse médicale belge, 1883, n° 16, p. 124.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30468553_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


