Volume 1
Manuel de l'herboriste, de l'épicier-droguiste et du grainier-pépiniériste horticulteur : contenant la description des végétaux, les lieux de leur naissance, leur analyse chimique et leurs propriétés médicales / par M. Julia de Fontenelle et M. Henri Tollard.
- Julia de Fontenelle (Jean-Sébastien-Eugène), 1790-1842.
- Date:
- 1828
Licence: Public Domain Mark
Credit: Manuel de l'herboriste, de l'épicier-droguiste et du grainier-pépiniériste horticulteur : contenant la description des végétaux, les lieux de leur naissance, leur analyse chimique et leurs propriétés médicales / par M. Julia de Fontenelle et M. Henri Tollard. Source: Wellcome Collection.
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![que les autres organes qui concourent à la formation I d'une plante, mais dans un e'tat tel qu'il est impossible d'y distinguer aucune partie. Au moment de la germi- nation, des vaisseaux poreux, des trachées et des fausses tracbe'es se re'unissent et forment les parois du canal médullaire; bientôt, à la surface de ce conduit, se voit une légère couche d'un tissu cellulaire, d'une espèce de fluide visqueux ou cambuine qui s'organise pour former le liber et les couches corticales. Ce liber se convcrlit ensuile en aubier ; une nouvelle couche de liber se forme pour se changer en aubier ; tandis que l'aubier, qui existait déjà , se transforme en bois, et la même opération a lieu successivement. C'est tou- jours du côlé des racines les plus fortes qu'existe la plus grande épaisseur des courbes ligneuses ; c'est lors- que la cambuine , cette substance pour ainsi dire gé- latineuse, cesse de se reproduire, que le végétal est forcé de mourir. L'accroissement en longueur se fait par l'allonge- ment des fibres. Après qu'une graine a séjourné pen-| dant quelque temps dans un endroit convenable , elle se gonfle et déchire son enveloppe : alors la petite ra-J c.ine s'enfonce dans la terre , tandis que la tigellej s'élève vers lescieux; la première couche de cam- buine s'organise, se chauge en liber, puis en aubier! vers l'automue, et reste ainsi dans un état station-^ naire pendant l'hiver. Au retour du printemps, époque) à laquelle la végétation entre en vigueur, une jeune] pousse, qui parcourt les mêmes périodes que la pre4 mière, s'élève de la partie supérieure de la tige 5 àj cette seconde pousse, succède une troisième , et ainsi de suite , de sorte qu'il suffit de couper un arbre un peu au-dessus du collet de la racine , et de comp-; ter les couches ligneuses, pour connaître son âge. Accroissement de la tige des dicolylédons. La germination étant accomplie, les feuilles plis-! sées sur elles-mêmes se déroulent et constituent unj faisceau circulaire qui sort du collet de la racinei L'année suivante , il sort de ce faisceau un groupe de»](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21471617_0001_0030.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)