Volume 2
Traité de pharmacie théorique et pratique ... / [J.-J. Virey].
- Virey, J.-J. (Julien-Joseph), 1775-1846
- Date:
- 1819
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Credit: Traité de pharmacie théorique et pratique ... / [J.-J. Virey]. Source: Wellcome Collection.
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![pf’oporiîoTi du sucre (i) : aussi les sirops très-cLargés d’extractif, ayant proporiionnelîeineiit moins de sucre que les autres , sont plus prooqns à se gâter. Les <|uaii'ité5 de sucre ne sont pas nécessairement égales dans tous les sirops, il en faut peu pour les sirops spiritueux , les ratafias : on n’en met guère que pour l’agrément. Les sirops \ineux exigent 26 onces de sucre sur 16 onces de liquide ; les sirops des sucs acides, ou des eaux distillées ou salines, de- niandenî 28 onces de sucre par livre* les sirops par infusions ou décoctions exigent 5o onces de sucre sur une livre de liquide; et, dans la plupart des cas , l’on met 3‘2 onces de sucre pour 17 onces de liijueur. Alors le sirop est bien cuit. Si l’on emploie des cassonades, la dose doit s’augmenter â proportion qu’elles ont moins de sucre. Antï-efois on plaçait les sirops dans des cbevrelles à large ou¬ verture et à bec ; méthode très-mauvaise , puisque l’air agissait proniptemnit sur ces compositions. Aujourd’hui, on les enferme bien dans des bouteilles, après avoir laissé refroidir le liquide ; cpielques praticiens ajoutent, dans le goulot, un peu de sucre en poudre , pour couvrir la surface du sirop, ce qui vaut mieux cjue d’y verser une huile, toujours sujette à rancir. ^ JJ^s siro^js indigènes y de celui de raisins, dérable , etc* La 1 areté du sucre ayant fait chercher,pendant plusieurs années, dans les végétaux d’Europe , les moyens de le remplacer ^ on a heancoup iravaillé sur la racine de betterave, la carotte, le suc de pomme, le mais, la sève d’érable, la châtaigne, etc. ; mais quoiqu’on (' en ait tiré des produits sucrés , et qu’on obtienne même du vrai sucre d’érable , de betterave et de ciiàtaigiie , le raisin, surtout dans l’Europe méridionale , est peut-être , après la canne , le végétal cpii fournit le plus de sucre. 11 est vrai c|ue le sucre s’y trouve dans un état bydruré , liquide, non cristallin, comme l’a bien remarqué iM. Proust , auquel on doit les premiers travaux sur cet important sujet. Mais on peut parvenir, à l’aide deplu- sieuî s dépurations , âdébarraserîe sucre solide à\xsucre muqueux liquide. Annal, chim.., tom. LVIL) T^oyez t. I, p. 49. Comme cette séparation des deux sortes de sucre de raisin diminue leur qualité sucrante , Parmentier pensait que la forme (1) Dans les sirops simples de sucre, chaque degré de î’aréomèlre, au dessus du terme de l’eau pure, ne s’o])lient qu’avec 1 kil. ( tb i) ) de sucra, par joo liv. d’eau; taudis qu’il ne faudrait qu’une livre de sel marin pour le même degié. Le uitre ne donne un degré qu’avec 18 onces. Ainsi, chaqu» sel a plus ou moins de densité.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29325237_0002_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)