Volume 1
Traité de pharmacie théorique et pratique ... / [J.-J. Virey].
- Virey, J.-J. (Julien-Joseph), 1775-1846
- Date:
- 1819
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Credit: Traité de pharmacie théorique et pratique ... / [J.-J. Virey]. Source: Wellcome Collection.
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![ni] DISCOUrxS Le vrai pharmacien honore son art et il en est ho¬ noré ; il en connaît les principes et les suit. Sciencb y ORDRE, EXACTITUDE, telles sont les maximes foncla- îiienlales de toute sa conduite; car nous'comprenons sous le nom de science y non-seulement tout ce qu’il doit connaître nécessairement, la physique générale, la chi¬ mie , l’histoire naturelle des médicamens tirés de tous les règnes , comme la minéralogie, la botanique, la zoologie, mais encore l’art de mêler, de composer in- dustrieusement ces médicamens , ou plutôt la science de leurs principes constitutifs, et les moyens de les administrer convenablement. Nous entendons aussi, par exactitude y cette probité scrupuleuse qui ne se permet aucun changement de quantité, aucune substitution de matières ; ce soin religieux dans les préparations, qui donne des produits toujours réguliers et uniformes. Cette maxime est comme i’ame de la confiance et de la bonne foi, non moins nécessaires dans le commerce que dans la pratique médicale. C’est encore par Xordre que se conservent toutes choses: sans l’ordre, tous les genres d’erreurs sont possibles ; tous les médicamens mêlés, confondus, n’offrent que des résultats infidèles ou dange¬ reux; tout se corrompt ou se dégrade, et ne présage que malheur et que ruine. Enfin la propreté est le plus puissant moyen de déterminer la préférence en sa faveur ; elle fait supposer les autres qualités. Quoi de plus révoltant que d’cijouter à ce que les drogues ont déjà de repoussant, le dégoût de la malpropreté ! Mais, au contraire^ lorsqu’on prend toutes les précautions pour éviter à l’être souffrant les idées de déboire, lorsque la netteté, le soin/l’ornement, tournent l’imagination sur des objets agréables , quoi de plus propre à nous conci¬ lier le plus d’.Tvantages ? Et ce moyen est encore le seul qui prévienne une foule de détériorations dans les mé- diçamens, lesquels n’ont souvent pour cause que le dé¬ faut de soin et de surveillance. Qui ne possède aucune de ces trois grandes qua¬ lités que nous exigeons ici, ne doit point songer à de¬ venir un bon pharmacien , un chimiste expérimenté et](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29325237_0001_0012.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)