Quelques mots sur l'étiologie et la thérapeutique de l'hydrocèle vaginale : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 9 juin 1837 / par Petra (Honoré-Ste.-Thérèse).
- Petra, Honoré-Sainte-Thérèse.
- Date:
- 1837
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Credit: Quelques mots sur l'étiologie et la thérapeutique de l'hydrocèle vaginale : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 9 juin 1837 / par Petra (Honoré-Ste.-Thérèse). Source: Wellcome Collection.
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![environ quatre onces. Cette petite quantité' étant introduite dans le sac, on malaxe la tumeur, pour forcer le liquide à en toucher tout l’intérieur ; on le relire aussitôt, sans se préoccuper de la crainte d’en laisser une certaine quantité. Après l’injection , le malade peut ne pas rester couché ; la partie se gonfle pendant trois ou quatre jours, sans causer de fièvre ni de douleur sérieuse ; la résolution commence ensuite et s’opère ordinairement avec rapidité. Dans quelques cas, l’hydrocèle a disparu dans cinq jours. Une fois une once a été laissée dans la tunique vaginale, et le succès n’en a été que plus prompt. Le retentissement de la douleur, dans la région lombaire, qui, dans l’injection ordinaire, annonce que le vin a produit un effet suffisant, est inutile ; les malades souffrent très peu , et pourraient se lever et marcher dès le lendemain, sans de graves inconvénients. Si, comme tout le fait espérer, l’expérience sanctionne les beaux résultats observés par M. le professeur Velpeau , le traitement de l’hydrocèle par injection , que l’on croyait être parvenu à son plus haut degré de perfectionnement, aura été pourtant notablement amé- lioré. 11 reste , dit l’auteur, seulement à déterminer : 1° quelles sont les proportions de teinture les plus convenables ; 2° s’il vaut mieux retirer le lit]uidc en entier que d’en abandonner une partie dans le sac ; 3° s’il est indispensable que le malade reste couché; 4° s’il est utile d’appli- quer quelques topiques sur la tumeur; 5° enfin, si les résultats seront les mêmes dans les différentes sortes d’hydrocèle. Les précautions à prendre pendant l’introduction et la sortie du liquide, méritent encore de nous arrêter un instant. Tout le monde sait qu’il est essentiel que l’injection ne pénètre pas ailleurs que dans le sac. Partout où son infiltration s’opère , il se forme des suppurations ou des escharres qui dénudent plus ou moins le testicule, entraînent des accidents graves et quelquefois mortels. A cet effet, il importe que la canule soit soigneusement maintenue par son extrémité dans la cavité de la vaginale. Cela n’est pas aussi aise qu’on pourrait le croire, parce que la tumeur, pendant les deux temps de l’operation , subit un mouvement d’expansion et de retrait, pendant lequel les rapports de l’instrument peuvent changer. Pour](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22358870_0035.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)