Volume 3
Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris / par N.J.B.G. Guibourt.
- Guibourt, N.-J.-B.-G. (Nicolas Jean Baptiste Gaston), 1790-1867.
- Date:
- 1869-1870
Licence: Public Domain Mark
Credit: Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris / par N.J.B.G. Guibourt. Source: Wellcome Collection.
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![dans un mortier de porcelaine, il en résulte une liqueur trouble jaunâtre, qui, fdtrée, forme sur-le-champ un beau précipité bleu par le sulfate de fer au médium ; la liqueur reste entièrement décolorée. Cet essai y indique la présence de beaucoup d’acide gallique et de tannin; aussi ces feuilles sont-elles employées dans divers pays pour tanner les peaux. Les feuilles d’airelle sont d’un vert brunâtre, moins épaisses que celles d’Uva-ursi, moins entières (c’est-à-dire quelquefois légèrement dentées), à bords toujours repliés en dessous. Leurs nervures transversales sont très-apparentes, et leur face inférieure qui, à part les nervures, est unie et blanchâtre, est de plus parse- mée de points bruns très-remarquables, auxquels l’arbuste doit son nom d’airelle ponctuée. Ces feuilles, triturées avec de l’eau, donnent une liqueur qui, filtrée et essayée par le sulfate de fer, devient d’un beau vert, reste d’abord transparente, forme ensuite un précipité vert et conserve la même couleur. On pourrait encore risquer quelquefois de confondre les feuil- les d’Uva-ursi, avec celles de buis, Buxus sempervirens, L. ; mais les feuilles de buis sont ovalcs-oblongues, le plus souvent échan- crées au sommet, et non chagrinées; leur face intérieure est marquée d’une nervure longitudinale et de nervures transversales très-nombreuses, parallèles, non ramifiées et non saillantes, mais rendues très-apparentes par le duvet blanc très-court qui les recouvre. Ces feuilles, triturées avec de l’eau, donnent une liqueur dans laquelle le sulfate de fer ne forme qu’un précipité gris-verdâtre peu abondant. [Kawalier a extrait des feuilles de YArbutus uva-ursi, une sub- stance amère, soluble dans l’eau bouillante, moins soluble dans l’eau froide et dans l’alcool, presque insoluble dans l’éther, cristallisant en aiguilles incolores groupées en faisceaux. Celte substance appartient au groupe des glucosides et M. Strecker a obtenu son dédoublement en (jlucose et en hydroquinon (I).] Airelle myrtille, Vaccinium rnyrtillus, L. Arbrisseau de 50 à 00 centimètres, croissant dans les bois, en France, en Allemagne, en Angleterre; il a les rameaux verts et anguleux, les feuilles ovées, dentées, très-glabres, assez semblables à celles du myrte, ce qui lui a valu son nom; elles ne sont pas persistantes ; les pé- doncules sont uniflores et solitaires; les fleurs sont formées d’un calice adhérent à l’ovaire, dont le limbe est libre et à 5 dents peu marquées ou milles; la corolle est urcéolée ; les étamines U) Voir Journal de pharmacie et de chimie, 3e série, XL, page 15G. Voir aussi, sw les principes immédiats contenus dans lu famille des Êricinées, un travail de M. Rochleder et ses élèves, résumé par l’auteur dans le Journal de pharm. et de chimie, 3e série, XXIII, p. 47G.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28124005_0003_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)