Un "serviteur apothicaire" au XVIIIe siècle: Maslin cadet, d'Angers (1779) / [Paul Dorveaux].
- Dorveaux, Paul, 1851-1938.
- Date:
- 1920
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Credit: Un "serviteur apothicaire" au XVIIIe siècle: Maslin cadet, d'Angers (1779) / [Paul Dorveaux]. Source: Wellcome Collection.
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![Glauber, du sel de nitre, de l’orge mondé, des jujubes, etc., etc.1 » ; mais elle fut poursuivie pour avoir empiété sur le domaine de la pharmacie. En 1 778, son fils cadet, ayant terminé son apprentissage d’apo- thicaire, sert les maîtres à Paris : il est, rue de Condé, chez Chris¬ tophe BECQUERET 2 3 4, prévôt du Collège de Pharmacie nouvellement fondé. M,ne MASLIN lui envoie, par l’intermédiaire de son pa¬ rent BENOIT, négociant, rue de la Barillerie h une lettre accom¬ pagnée d’un mémoire justificatif, qui est soumis au « droguiste le plus fameux » de la capitale, Robert LÉGUILLIER établi rue des Lombards. MASLIN cadet répond, à la date du 28 janvier 1779, que les anciens « arrêts » n’ont plus aucune valeur, depuis la fondation du Collège de Pharmacie (1777), que ledit Collège n’ayant pas en- avec nous Me Pierre-René LEFEBVRE, notre commis greffier, a comparu en personne dame... PARAGE, Ve du sieur Loui^François MASLIN, aspirante à estre reçue et agrégée dans la nouvelle communauté des marchands épiciers, ciriers et chandelliers de cette ville, laquelle nous a représenté une quittance en parchemin de la somme de soixante-quinze livres pour les trois quarts du quart de la finance de quatre cent 1 vres; laditte quittance en datte du quatorze octobre dernier, signée BERTIN, controllée au controlle général des finances à Tours le même jour par MÉGESSlER le jeune, par laquelle il appert que laditte dame Ve MASLIN a acquis la maîtrise d’épicier, cirier et chandellier; « Pourquoy elle nous a supplié de la recevoir et agréger, et faire deffence à touttes personnes de la troubler sous les peines de droit. Sur quoy faisant droit, et du consentement du procureur du roy, nous avons reçu et recevons, agrégé et agrégcn[sj laditte dame Ve MASLIN, marchande épicière, cirière et chandeîière en cette ville et faux bourgs d’Angers, au moyen de ce qu’elle a payé la finance pour estre agrégée dans la nouvelle communauté des marchands épiciers, ciriers et chan¬ delliers de cette ville. En conséquence, luy avons permis d’exercer son dit état de marchande épicière, cirière et chandeîière tout ainsy et de même que les autres marchands du même état, avec deffence que nous faison [s] à touttes personnes de la troubler sous les peines de droit, aux offres de se conformer aux ordonnances et règlements de police, ce qu’elle a promis faire, dont 1 avons jugée. Ce qui sera exécuté, etc. En mandant, etc. (Signé :) Lefebvre. D. R. et huit sols pour livre. Scellé à Angers, le 2 janvier 1778. Trois livres onze sols acquittés.' A Angers, le 23 décembre 1777. Reçu Ucnte-c nq sols. » 1. MÉNIÈRE, loc. cit., p. 71. - 2. Christophe BECQUERET, reçu maître apothicaire en 1735, fut garde de la com¬ munauté des maîtres apothicaires en 1776, et prévôt du Collège de pharmacie en 1777, 1778 et 1779. 3. La rue de 1a. Barillerie était comprise dans la partie du boulevard du Palais qui s’étend du pont Saint-Michel à la rue de Lutece. 4. Robert LÉGUILLIER, reçu maître épicier en 1742, es mendonné dans Y Alma¬ nach Dauphin, année 1777, chapitre « Epiciers », de la façon suivante : « L’EgUILLIER, rue des Lombards, tient magazin de drogueries, de chymie et de « pharmacie. »](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30622438_0007.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)