Un "serviteur apothicaire" au XVIIIe siècle: Maslin cadet, d'Angers (1779) / [Paul Dorveaux].
- Dorveaux, Paul, 1851-1938.
- Date:
- 1920
Licence: In copyright
Credit: Un "serviteur apothicaire" au XVIIIe siècle: Maslin cadet, d'Angers (1779) / [Paul Dorveaux]. Source: Wellcome Collection.
6/12 (page 4)
![le grand garde L de la communauté dés marchands maîtres apothi¬ caires de la ville. Alors Maslin en référa à un correspondant de Paris, qui lui répondit de la façon suivante : Paris, le 12 octobre 1754. J’ai reçu la lettre que vous m'avez fait parvenir et dont j’ai commu¬ niqué le contenu hier à MMrs les gardes épiciers et apoticaires-épiciers 2, qui vous conseillent d’être parfaitement tranquille. Votre qualité actuelle de marchand épicier de Paris vous donne le droit de faire tout com¬ merce en gros par tout le royaume, et l’épicerie et droguerie en détail ; les cottons en poil 3 et fil lés, comme œuvres de poids4, sont du ressort de l’épicerie. Quant aux taxes de ville et personnelles, votre qualité à Angers ainsi qu à Paris ne vous exempte pas de payer la capitation, ainsi qu’elle se paie par toutes les villes du royaume. Je vous renvoy ci-inclus l’assignation que vous m’avez envoyée. J’ai l’honneur d’être, Monsieur, votre très humble serviteur, [Signé :] Le MoüSTIER 5. D’après la teneur de cette lettre, MâSLIN avait le droit d’exercer, avec l’épicerie, la droguerie seulement; néanmoins il continua à faire de la pharmacie. Après sa mort, survenue vers 1776, sa veuve acquit la maîtrise d’épicier, cirier et chandelier de la ville d’Angers, moyennant le versement de la somme de 75 livres 6 ; puis elle suivit les errements de son mari et se mit à vendre du « sel de 1 Les six corps des marchands de Paris avaient tous des « grands gardes », sauf celui des épiciers et apothicaires qui n’avait que des « gardes en charge ». 2. En 1754, les « Gardes des Epiciers et Apoticaires » étaient : l’apothicaire CHILHAUD, l’épicier Hatry, l’apothicaire VASSAL, l’épicier CHENU, l’apothicai’e CESSAC et l’épicier MlLLOT. (Almanach Royal pour 1755, p. 312.) 3. L’expression coton en poil est synonyme de coton en laine; elle se rencontre rarement. , 4. Les Registres des délibérations du Bureau de la Ville de Paris (t. XI, p. 379, Paris, 1902) contiennent le « tableau et pancarte de la nouvelle imposition » pour 1597, dans lequel on trouve une longue nomenclature d’ « œuvres de poidz et espiceryes », de « drogueries », de « tainctures », etc... 5. MÉNIÈRE (Charles). Histoire (manuscrite) des pharmaciens dr Angers, PP. 71, 153, 154. (Ms. 14 de la Bibliothèque de l’Ecole supérieure de Pharmacie de Paris.) Charles MÉNIÈRE, né à Angers le 9 octobre 1816, fut reçu pharmacien à Paris en 1842, puis il s’établit dans sa ville natale, où il mourut le 18 octobre 1887. Il s’est beaucoup occupé de l’histoire de la pharmacie à Angers; il en a écrit de sa main deux rédactions différentes que possède la bibliothèque de l’Ecole de Pharmacie de Paris. 6. Les lettres de maîtrise de la veuve MASLIN occupent le recto et le verso d’une feuille de parchemin de 0m22 sur 0m165, du prix de douze sols, avec timbre de la Généralité de Tours. Elles sont ainsi conçues : « Aujourd’huy trois novembre mil sept cent soixante-dix-sept, par-devant nous Jean-François AllàRD, écuyer, conseiller du roy, et de Monsieur, fils de France, frère du roy, lieutenant général de police; en présence du procureur du roy, ayant](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30622438_0006.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)