Volume 5
Traité de chimie générale : comprenant les applications de cette science à l'analyse chimique, à l'industrie, à l'agriculture et à l'histoire naturelle / par J. Pelouze [et] E. Frémy.
- Pelouze, J. (Jules), 1807-1867.
- Date:
- 1854-1857
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de chimie générale : comprenant les applications de cette science à l'analyse chimique, à l'industrie, à l'agriculture et à l'histoire naturelle / par J. Pelouze [et] E. Frémy. Source: Wellcome Collection.
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![L’or en feuilles livré aux artistes présente des teintes diverses, suivant qu’il est plus ou moins pur. On distingue : 1° L’or jaune fin , or ordinaire. « lV> r, , ... e , , f argent 250 parties. 2 L or vert, alliage forme de ] 1 (or 750 1000 3” L’or blanc, alliage d’or et d’argent fait en proportions variables. /o tv ii- * i f cuivre 250 parties. 0 L or rouge, alliage forme de 1 [ or. 750 1000 En broyant ces feuilles d’or avec du miel, on les réduit en une poudre qui possède tantôt un reflet jaune, tantôt un reflet vert. Cette poudre d’or, étant délayée dans une dissolution de gomme arabique pure et appliqué sur des coquilles, forme l’or en coquilles, dont on fait un si fré- quent usage dans l’enluminure. La quantité d’or que contient une coquille varie de 1 centigramme à 1 centigramme 1/2. On désigne sous le nom d’or en chaux, la poudre d’or que l’on obtient en traitant par l’acide sulfurique les minerais d’argent aurifères d’Amé- rique. L’or d’Allemagne, dont on se sert dans l’enluminure des estampes gros- sières, est un alliage de cuivre et de zinc. Enfin, en fondant du cuivre et de l’étain dans certaines proportions, on produit un alliage de couleur jaune, qui est connu sous le nom d’or de Manheim. Ocre jaune et ocre rouge. — L’ocre est une combinaison d’argile et d’oxyde de fer qui, selon qu’elle est hydratée ou anhydre, présente une teinte jaune ou une teinte rouge. L’ocre jaune étant plus répandue que l’ocre rouge, et donnant naissance à cette dernière combinaison par une simple déshydratation, sera d’abord l’objet de notre étude. La Saxe, la Hollande, la France, dans les départements de la Nièvre, du Cher, de l’Yonne, renferment de grandes quantités d’ocre jaune. Avant de livrer l’ocre jaune au commerce, on la purifie comme la craie par un lavage, ou bien au moyen d’appareils ventilateurs sembla- bles à ceux dont on se sert pour la fabrication du blanc de zinc. L’abondance de l’ocre jaune dans la nature et la grande fixité des teintes de cette substance la font employer dans une foule de cas : on en consomme de grandes quantités dans la peinture à la détrempe, à la colle, à l’huile, et pour colorer les carreaux d’appartements.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21308366_0005_0612.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)