Leçons cliniques sur la syphilis : étudiée plus particulièrement chez la femme / par Alfred Fournier.
- Date:
- 1881
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Credit: Leçons cliniques sur la syphilis : étudiée plus particulièrement chez la femme / par Alfred Fournier. Source: Wellcome Collection.
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![vérole plus tôt que plus tard. On en vient à bout plus facilement, je vous le garantis, quand on la combat dés ses prémices. Les cas graves ne sont pas, en général, ceux qui sont traités (j'entends suffisamment traités) dès le début. Presque toujours les cas graves sont, au contraire, ceux qu'on a négligés tout d'abord, dont on n'a entrepris la cure que tardivement, après avoir laissé la diathèse évoluera loisir, prendre pied et, pour ainsi dire, se forti- fier dans l'organisme. En fait de syphilis, je vous l'affirme par expérience, prévenir est plus facile que guérir. Mais c'est là un point sur lequel j'aurai longuement à revenir dans nos confé- rences de l'année prochaine ; je me borne donc pour l'instant à vous le signaler. IV J'en ai fini. Messieurs, avec ce qui constitue le traitement fiqne, mais je n'en ai pas fini pour cela avec le traitement général de la vérole. Il ne suffit pas, en effet, pour traiter un syphilitique, de lui ad- ministrer du mercure ou de l'iodure de potassium. Il faut encore observer la sanlé de ce malade, surveiller son tempérament, sa constitution, l'état de ses forces, les incidents divers qui peuvent se produire au cours de l'évolution morbide , et satisfaire à toutes ces indications. De là, dans bon nombre de cas, des médications auxiliaires (je ne dis pas accessoires) à formuler et à combiner avec le traitement spécifique. Chez la femme surtout ces médications auxiliaii-es prennent sou- vent une grande importance, au point de devenir \wes,(]ue princi- pales, au point de reléguer presque au second plan le traitement spécifique. C'est qu'en effet, ainsi que je vous l'ai déjà répété bien des fois, la syphilis de la femme diffère surtout de celle de l'homme en ce qu'elle retentit davantage sur l'organisme, en ce qu'elle l'in- fluence plus intimement et plus profondément, si je puis ainsi parler. Bien plus souvent que chez l'homme, la syphilis trouble chez la femme les fonctions de digestion, de circulation, d'assinii-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21921647_0846.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)