De l'éclampsie puerpérale, spécialement étudiée au point de vue de sa pathogénie et des modifications de température qui laccompagnent / par Charles Hypolitte.
- Hypolitte Charles.
- Date:
- 1879
Licence: Public Domain Mark
Credit: De l'éclampsie puerpérale, spécialement étudiée au point de vue de sa pathogénie et des modifications de température qui laccompagnent / par Charles Hypolitte. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
17/410 (page 7)
![— 1 — région sous-ombilicale et surtout au niveau des fosses iliaques ; la ligne pubio- ombilicale est pigmentée. La forme du ventre est régulière, ovoïdale. Par le palper on constate que le fond de l’utérus s’élève presque jusqu’au niveau de l’épigastre ; on peut en circonscrire les contours et en constater le dévelop- pement régulier. On sent au-dessus du pubis une partie duie, aiiondie, en- core un peu mobile, qui parait être la tête foetale. On palpe facilement les ])etites parties à droite et au niveau de l’ombilic ; le dos est a gauche et on entend les doubles battements en avant et à gauche au-dessous de l’ombilic. Par le toucher debout on constate que l’orifice vulvaire est peu ouvert, le vagin lubréfié par du mucus et ne présentant pas de granulations. Le col est au centre de l’excavation, il a encore une certaine longueur, les deux ori- fices sont séparés par un centimètre environ. L’orifice externe peut à peine laisser pénétrer la pulpe du doigt. Les culs-de-sac sont complètement libres. En ramenant le doigt dans le cul-de-sac antérieur et en le déprimant pro- fondément, après avoir au préalable fixé l’utérus avec une main placée sur le ventre, on sent une partie dure, arrondie, encore mobile, qui paraît être la tête foetale. Pas d’œdème des membres inférieurs. Les urines examinées à la chaleur et à l’acide nitrique ne présentent que des traces d’albumine. Tout s’était bien passé jusqu’au 25 novembre, où on constata seulement que l’enceinte était plus gaie que d’habitude, et avait même mangé le soir avec meilleur appétit. La sage-femme s’aperçut ce jour- là que les membres inférieurs étaient œdématiés, ainsi que la face. Vers 11 h. du soir la fiUe D.... fut réveillée subitement par les plaintes de sa voisine qui était en travail ; elle courut en prévenir la maîtresse sage- femme et en revenant se mettre au lit, elle accusa un peu de céphalalgie frontale, qui ne l’empêcha pas de reprendre son sommeil. Vers 4 heures du matin, le 26 novembre, eUe se réveilla en sursaut et accusa une céphalalgie frontale gravative avec épigastralgie et vomissements. Immédiatement elle fit des grimaces, leva tout-à-coup les bras en l’air en se tordant les poignets, les yeux se convulsèrent en haut et à gauche, la face fortement tournée en arrière et en haut, devint complètement violacée, l’é- cume sortit de la bouche, puis la respiration s’aiTêta ; après cette agitation générale le coma survint avec le stertor profond, caractéristique de l’attaque éclamptique. Depuis 4 h. 1/2 du matin jusqu’à 6 h. elle eut, en présence de la maî- tresse sage-femme, sept attaques semblables quî durèrent chacune cinq à sept minutes. Les trois dernières attaques, et surtout la dernière, furent](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21708320_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)