Élémens de physiologie, ou traité de la structure et des usages des differentes parties du corps humain / traduit du latin [by Pierre Tarin].
- Haller, Albrecht von, 1708-1777
- Date:
- 1761
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Credit: Élémens de physiologie, ou traité de la structure et des usages des differentes parties du corps humain / traduit du latin [by Pierre Tarin]. Source: Wellcome Collection.
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![quantité, elle devientnuifibîe, parce quelle conprîme les veines , quelle refifte au cœur , quelle rend fujet à lafthme &. à l’apoplexie. Cette graille eft repompée dans les veines, 6c portée rapidement par les arteres. Un grand mouvement , les veilles , l'inquiétude, la falivation , la fièvre , l’a font palier au-delà des po¬ res excréteurs ; 6c fi elle rentre dans le fang, elle augmente les maladies aigues , elle teint les urines , 6c forme une grande partie de leur fédiment ; elle épuife en peu de tems ; elle fe renouvelle aufli bien-tôt avec les bonnes humeurs» Dans les corps Ianguiftans , les cellules, au lieu de graille , ne font remplies que d’humeurs gélatineufes ; c’eft-Ià çe qui produit fanafarque de l’hydrocele ex¬ térieur. ftr.. . „ |i .. .y,., , | „ ,,..... , .. C H A P I T K E III. Des Arteres & des freines. XXVI.T Es arteres confiderées toutes enfembîe, ont des raports en pîu- JL/ lieurs choies. Ce font des vailTeaux d’une figure de cônes allongés qui vont en décroiflant à melure qu’ils fe ramifient ; il n’en eft pas de même lorf- que les arteres parcourent quçlqu’efpace fans jetter de rameaux, leur parois ne s'approchent pas fi fenfiblement, elles deviennent même peu-à-peu cylindriques, ou leur diamètre ne diminue qu’imperceptiblement dans les rameaux capillaires, 6c dans tous ceux dont l’orifice n’admet qu’un globule à la fois. Lorfqu’une artere eft remplie', elle eft circulaire dans toute fon étendue. Elles ont toutes la bafe com¬ mune de leur cône dans l’un 6c l’autre ventricule du cœur. Le fommet du cône eft ou dans le principe des veines , ou dans celui de la partie cylindrique de î artere. Ces vaifléaux paroiflent fe dilater dans certains endroits , 6c ils devien¬ nent certainement] plus gros lorfquils font remplis &c étendus par uneinjeétion de cire ; peut-être cela vient-il du raîentiflement que fouftre l’inje&ion qui alors dilate davantage cette partiede l’artere que tout le refte de fa longueur ; nous en avons des exemples dans l’artere vertébrale au-deflous du crâne, dans l’artere fplenique , dans la courbure des carotides ? fuivant les expériences de Cowper , 6c , fi je ne me trompe > dans les arteres fpermatiques. XXVII. La membrane externe des arteres , n’eft pas une membrane qui leur foit propre , 6c qu’elle confervent par tout. La feule membrane externe de ces vaifteaux vient de la plevre qui les couvre dans la poitrine , du péritoine dans le bas-ventre. Quelque tiftu cellulaire plus épais, environne extérieure¬ ment les arteres du col. Le péricarde qui embraie l’aorte de tous côtés , dif- paroît peu après , en fe confondant avec le tiftii cellulaire.’ La dure - mere fournit une gaine à îa carotide à fon paflage dans le crâne par fon conduit. La première & la vraie membrane extérieure de toutes les arteres eft donc par tout cellulaire * 6c adipeufe dans quelques endroits, comme dans le thorax. XXVIII. Ce tiffu cellulaire eft plus lâche dans fâ fuperficie externe. Il eft: coloré d’une infinité d’artériolles 6c de petites veines , 6c traverfé de nerfs allez fenfibîes. Il eft dans quelques endroits fi abondant, que les couches exté¬ rieures ne paroiflent pas appartenir à l’artere, 6c qu’il eft comme une autre membra¬ ne qui fe joint à celle de l’arteie ; c’eft là ce qu’on remarque dans les arteres du col, dans les arteres inguinales ? dans tes fous-claviers > dans les mefenterique%](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30507091_0020.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)