Mémoire sur les établissemens publics de bienfaisance, de travail et de correction, considérés sous les rapports politiques & commerciaux : présenté au Comité des secours publics de la Convention nationale, le 28 brumaire, l'an 2 de la République / par Jacques Dillon.
- Dillon, Jacques.
- Date:
- [1793]
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Credit: Mémoire sur les établissemens publics de bienfaisance, de travail et de correction, considérés sous les rapports politiques & commerciaux : présenté au Comité des secours publics de la Convention nationale, le 28 brumaire, l'an 2 de la République / par Jacques Dillon. Source: Wellcome Collection.
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![per leurs 'lieureufes dirpefirions. Enfin il devroit les en- trecenir à fes frais jafqu’â l'âge de vingt ans au moins Alors lis poiirroienr exe,rcer un é:ac avec difiindion , la fjciété feroit amplement dédoLumagée des frais de leur éducation , par les fervices qu’ils lui rendroienr. Nous penfons même que certe dépenfe poiirroit devenir petite ou nulle, en accordant uxie confidération aux hommes vertueux q d adopteioicnc ces enfanSj dans la vue de leur prodiguer les moyens de sdnftruire Sc de procurer a l’Etat des individus infiniment utiles. Quant aux eiibiis qui auroienc des défauts phyliques , il fiüdroit examiner le travail auquel ils ieroient le plus propres. Les fourds 5c les aveugles, exigeant une éduca- non tout à-fait particulière, feroieiit élevés dans des éta- l)iifiemens publics fpécialwinent formés pour eux. Les boueux, pouvant exercer prefque tous les métiers ,.fe- roLcnt élevés comme les autres enfans bien portans leur deftlnation feroit la même. Les autres, plus mal- traîtis par la nature, recevroient ce degré d’indmélion qui poiirroii leur être utile; ik parvenus à l’âge convena- ble pour apprendre un métier, ils dcviendroient les ap- prentis des adultes efiropi-is, eiitr'^teniis dans les érab'if- iemens publics dont il fera c]U-idiün dans le chapitre fui vaut. A l’égard des jeunes filles , elles pourroient être éle- vées dans les mêmes écabülTemens publics deftinés pour les garçons , fans cependant qu’il y eut aucune communi- cation entre eux. Lear éducatmn pourroit être à-peu-près la même que celle indiquée pour ceux-ci, excepté ou’on pourroit leur apprendre de meilleure heure ‘diftérens ouvrages analogues à leur fexe, tels que ceux de tricoter, de coudre , de filer , <Scc. Parvenues â l’âge de dix ans, on les confieroir à des familles honnêtes chez lefquelles elles s’occuperoient aux oiivraç^es fuivans: dans les arfenaux de marine, à coudre](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22436509_0021.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)