Mémoire sur les établissemens publics de bienfaisance, de travail et de correction, considérés sous les rapports politiques & commerciaux : présenté au Comité des secours publics de la Convention nationale, le 28 brumaire, l'an 2 de la République / par Jacques Dillon.
- Dillon, Jacques.
- Date:
- [1793]
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Credit: Mémoire sur les établissemens publics de bienfaisance, de travail et de correction, considérés sous les rapports politiques & commerciaux : présenté au Comité des secours publics de la Convention nationale, le 28 brumaire, l'an 2 de la République / par Jacques Dillon. Source: Wellcome Collection.
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![TEnt doit avüli* dans la formaricn de ces érablilTen^enj publics , étant déformer des hommes utiles à la fociété , il ne doit pas regarder de ii près d la dépenfe que pro duiroienc ces gratihcatlons pDidelles , quand même elles fiirpalTeroienr les frais que ces erhins occaiionneroienr dans -ces établiilemens publics-, ce qui n’edguère probable. Nous penfons que le gouvernement devroit agir de la même manière envers les particuliers qui en auioienr dans leurs manuiactures pu ateliers. Cependant il nous feinble que les ouvriers n’ayant c rdinairemenr aucune irifiruclion , ÎCi chefs de manufaciures ou d’ateliers s’empueffïroienr de les recevoir , par la raifon qu’ayant acquis quelques^ connoillâiiccs 5 ils leur deviendroient fort utiles. Enfin , iiüus croyons qui! ne feroit p-as au de lions de la dignité c]ue le gouvernement doit mettre clai^^s toutes les ' opérations, d’obliger ces jeunes gens de reiiei an temps fixé , tant dans les établiilemens aux frais de l’Etat, que dans les arfenaiix , dans les manufafeures ou ateliers ap- partenant à des parriciili^rs. L’Etat ou les particuliers s’in- -demmfcroienc des déptnles qu’ils auroieiit occafmnnées dans le temps qu’ils aiuoient appns un métier, ôc il n’y a pas de doute qu’ils puuiToient l’exercer d’une manière plus utile , pour eux , & pour la fociété. Parmi les enfans élevés dans les qu'Elilfemcns publics de bienfailance , on en trouveroit de temps à autre , Sc probablement toujours, un catain nombie qui moiitre- roient de très-grands taiens. Cette découve te efc fi pré- cleufe â la fociété , qu’on ne doit rien négliger pour en tirer le plus grand parti, principalement dans un pays où le mérite efi le feul titre pour occuper les place> les plus importantes, ôc cii par co-déquenc on reconnoît que les talens extraordinaire^j font d’un prix ineilimabie. Le gou- vernement devroit donc prendre un foin particulier da ces êtres favorifes par la nature. Il devroit les conher iiEiituteurs des écoles nationales, afin de déveiop'](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22436509_0020.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)