Mémoire sur les établissemens publics de bienfaisance, de travail et de correction, considérés sous les rapports politiques & commerciaux : présenté au Comité des secours publics de la Convention nationale, le 28 brumaire, l'an 2 de la République / par Jacques Dillon.
- Dillon, Jacques.
- Date:
- [1793]
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Credit: Mémoire sur les établissemens publics de bienfaisance, de travail et de correction, considérés sous les rapports politiques & commerciaux : présenté au Comité des secours publics de la Convention nationale, le 28 brumaire, l'an 2 de la République / par Jacques Dillon. Source: Wellcome Collection.
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![lO vivent aux dépens de ceux dont la pirié a été trompée (i) ? D’un autre coté, il efe frxile de concevoir qu’il eft très-rare de trouver un homme tellenaenr eferopié , qu’il ne puilfe erre employé à quelque ouvrage. On fait que les fourds font propres à prefque tons les métiers j il en eft de même , à-peu-près , des aveugles ; et quant aux antres, on peut utilement l^es employer à mouvoir des machines , bu à quelqifautre occupation fembkble. En négligeant donc de mettre à profit cette malTe énorme d’aéUvité, on prive la fociété de très-grandes reftoiirces; et chacun elV furchargé d’une partie des fecours nécef- £.ires à la fubi;ftancc des inenclians. , Par la même raifon , roifveré des perfonnes détenues dans les prifons ePt auui un vice dans l’adminillration , puifque des milliers d’êrres font nourris aux dépens des autres, et elle eft d’ailleurs dangereufe et pour elles-mêmes et pour l’Etat. Si ces individus étoienr occupés à un tra- vail plus ou moins fort , en raifon de leurs moyens phyhques, et des fautes qu’ils auroienc commifes , leur fanté en feroit meilleure ^ on évlteroit les maladies conra- g;e'.ifes que fouveur ks prifons répandent dans les villes : une (ois rendus à la fociété , iis auroient un métier, s’ils n’en avoient pas auparavant, ou au moins ils auroient confervé l’habitude du travail : n’ayant pas eu Foccafon de corrompre leurs mœurs , ils ne feroient point un fujet d’inquiéciide ; et l’Etat s’indemniieroit, par leur travail , d’une'partie des dépeufes qu’ils auroient occafotmees ( i]* ■ ( I ) 3» Forcez les hommes au travail, vous les rendrez hon- nêtes gens. » Volt AI RF., Comment, fur Iss délits Ü les peines. ( 1 ) « îl n’y a point de méchant qu’on ne puiiTe rendre bon a quelque chofe^ m , ' Km ^Contrai SociaL](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22436509_0012.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)