Description d'une miniature humaine, ou, Tableau historique d'une fille naine, remarquable par la petitesse de sa structure, la régularité des formes et la justesse des proportions, considérée sous un point de vue physiologique et médical : conforme au rapport fait à la Société royale académique de sciences de Paris / par A-M. Dornier.
- Dornier, Aimé Marie, 1783-1860.
- Date:
- 1817
Licence: Public Domain Mark
Credit: Description d'une miniature humaine, ou, Tableau historique d'une fille naine, remarquable par la petitesse de sa structure, la régularité des formes et la justesse des proportions, considérée sous un point de vue physiologique et médical : conforme au rapport fait à la Société royale académique de sciences de Paris / par A-M. Dornier. Source: Wellcome Collection.
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![où il a puisé ses matériaux , dit : « J’emprunterai de M. le » docteur Dornier quelques-unes des descriptions phy- )) siologiques que ce savant philanthrope a consacrées^ à » la petite Babet dans un rapport fait à la Société Royale » Académique des sciences de Paris. » Si l’auteur m’eût consulté, je me serais certainement opposé à ce qu’il me qualifiât ainsi, ou au moins à ce qu’au mot philanthrope il eut ajouté l’épithète de savant ; par-là il eût évité de faire une impression désagréable aux yeux de quelques lecteurs, qui n’ont pu s’empêcher d’en faire souffrir le feuillet en le frottant rudement pour en faire dispa- raître ce qui leur avait déplu. Cependant j’avoue que je ne reste pas insensible, quoi qu’en disent mes détrac- teurs, au litre de philanthrope; mon dévouement naturel envers les infortunés malades semble me dire que je n’en suis pas indigne, dussé-je ne me croire tel que pour m’encourager à faire mieux. Quelle confiance doit-on accorder à ces diverses des- criptions de nains et de géans, puisque c’est l’usage, pour les rendre plus extraordinaires, de raccourcir les uns et d’agrandir les autres? Voilà une preuve évidente de ce que j’avance. L’histoire de Babet est publiée de- puis le mois d’octobre dernier; peut-on concevoir par quel motif ou par quel esprit de contradiction , on n’a pu consentir à lui donner, dans les journaux, les affiches, etc., sa taille naturelle? Voyez à quelle erreur s’expose l’homme trop avide de capter l’attention publique ! Sans justice pour un .auteur exact, ni respect pour un travail émané d’une société savante, il oublie que c’est man- quer à la délicatesse que d’oser militer contre la vérité au point d’annoncer journellement que cette fille n’a que dix-huit pouces, eu face d’un public qui sait que je lui ai dit qu’elle en avait vingt-trois! Quelle sin- gulière bizarrerie de vouloir la raccourcir de cinq pouces, ce qui est presque le quart de sa taille! En _ ... sera-t-elle plus intéressante? Non ; mais on croirait île la tendance na- avoir manque i occasion de profiter de la crédulité de turelle de la mul- la foule, qui est tellement prévenue qu’elle n’a que titude à être trom-dix-huit pouces, et tellement portée à l’exagération, pue et se tromper qU’e][e va jusqu’à lui refuser la hauteur d’un pied. Ainsi, volume des objetsîu§ez maintenant combien, dans toute autre circons- exposcs à sa vue. tance, où personne ne lutte contre un tel charla-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28743441_0046.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)