Sémiologie du système nerveux / par J. Dejerine.
- Dejerine, J. (Joseph Jules), 1849-1917.
- Date:
- 1901
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Credit: Sémiologie du système nerveux / par J. Dejerine. Source: Wellcome Collection.
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![%{S SliMIOLOGIt: DU SVSTKMK .NERVEUX. U tenaient qii à 1 lit'iiiorijigic céréljialo, identilia le mol apoplexie à I idée de cette lésion. Ainsi détournée de son véi'itahle sens, l'apoplexie devint Inenlôt syno- nyme de tonte hémorragie pareneliymatense, et on décrivit une apoplexie de la moelle épinière, du poumon, du rein, de la rate. Mais Tobservation ne tarda pas à montrer (pie lapoplexie cérébrale peut se produire en dehors de rhémorraj;ie. Actuellement on saccorde à lui restituer son sens clinique originel, et on définit l'apoplexie : l'abolition brusque et simultanée de toutes les fonctions cérébrales, intelligence, sensibilité, motilité volontaire, sans modification essentielle de la respi- ration et de la cii'culation. /C^ La caractéristique des symptômes de l'apoplexie est la brusquerie de /vi leur invasion. Ils se manifestent sous forme d'attaque. L'attaque, Victus apoplectique, peut surprendre l'individu en pleine santé au milieu de ses occupations habituelles, ou pendant le sommeil. Les symptômes acquièrent d'end)lée ou progressivement et rapidement leur maximum d'intensité. D'autres fois l'attaque est précédée de manifestations morbides variables en rapport avec la nature de la cause : ce sont les prodromes. A côté de cette forme à début brusque, de beaucoup la plus fi'équente, il y a cependant lieu d'en distinguer une à marche progressive— inqra- vescent apoplexy des Anglais — et dans laquelle les symptômes n abou- tissent au coma terminal qu'après un certain nombre de jours, 25 dans un cas de Broadbent. Dans cette apoplexie à marche progressive le début se traduit d'ordinaire par un sentiment d'affaiblissement général, de la céphalée, des vomissements, un engourdissement, une faiblesse d'un bras ou d'une jambe, des troubles de la parole. Le jour même, ou le lendemain, apparaît une hémiplégie accompagnée souvent d hémi- anesthésie, puis se manifeste une tendance au sommeil, de la somnolence entrecoupée de réveils et enfin peu à ])eu le coma s'établit et le malade succombe après avoir présenté ou non des convulsions. La mort peut ne survenir que dix, vingt jours et même davantage après le début des acci- dents. En somme l'apoplexie dite progi-essive ne se distingue de l'apo- plexie commune que par l'apparition tardive du coma. La régularité de sa progression n'est du reste pas constante, et peut être parfois interrompue par des périodes intercalaires de lucidité faisant bientôt suite au coma. Lorsque l'apoplexie est |)récédée de prodromes on peut observer : des vertiges, éblouissements, tintements, bourdonncMuents d'oreille : une sen- sation d'engourdissement, de fominillement, de pesanteur des nuMuhres, une incertitude générale ou partielle du mouvement: de l'embarras de la parole ou bien nnea])basie passagère; de la l'aideui' ou du Iremblement de certains nniscles, des convulsions unilatérales, de la contracture. La face est pille, livide, ou bien rouge, luigescente, avec injection des con- jonctives. Plus rarement, c'est une douleni' de fêle inslanfanée, une difli- cnllé de l'idéalion, de lanxiété, un affaiblissemenl brnsipic de la mé- moire; d'anlres fois ce soni des troubles digestifs: nausées, vomis-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21197982_0008.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)