Sémiologie du système nerveux / par J. Dejerine.
- Dejerine, J. (Joseph Jules), 1849-1917.
- Date:
- 1901
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Credit: Sémiologie du système nerveux / par J. Dejerine. Source: Wellcome Collection.
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![trois ])has('s, La proniièro phase, syncnpalc. est caiactiTisi-c par une tcmpriatiirc hy|)ononiial(', 50 degrés, avec pâleur de la l'aee, pouls ralenti et dur. Puis, température et pouls se relèvent dès le premier jour, et, durant une phase intermédiaire, stationnaire. lune et I autre ne s éeartent pas sensiblement de la noImalt^ Enfin, selon la nature de la eause, tantôt la guérison survient, tantôt lissue est fatale -.dans ee derniei- cas on assiste à une ascension extrême de la température, 40, 41 degrés, avec accélération du pouls, lôll. 140; accélération des mouvements respiratoires, 40, 00; et lasphyxie conduit rapidement à la mort. Chez lapoplectique la nutrition peut offrir des altérations profondes, et on signale souvent des éruptions vésiculeuses ou huileuses, zona, érythèmes. La principale est le décuhitKS acutus. (Voy. Troubles Irophicjites (Icins rhémiplégie, p. 474.) La marche et l'évolution de l'apoplexie sont variables. 11 est rare que la mort soit subite. Mais souvent elle survient rapidement, (piebpies heures, un ou ([uelques jours après l'attaque. Klle est annoncée par une aggravation progressive, des troubles resj)iratoires et circulatoires, et Ihyperthermie rapide. Si le malade survit à l'attaque, les facultés aboli(>s réapparaissent progressivement, la sensibilité d'abord, puis la motilité. Cette marche vers la guérison peut être interrouqiue par une- rechute lapide ou progressive, capable d'euqjorter le malade. Si le malade échappe délinitivemeut à la mort, ou bien c'est la guérison progressive, lente, complète; ou bien il persiste des désordres intéressant soit la motilité, soit l'intelligence. En effet il peut ])ersister une hémiplégie plus ou moins prononcée, entraînant l'impotence du sujet, ou de l'aphasie. Et, si les facultés psychiques récupèrent souvent leur intégrité première» il arrive IVéquemment aussi qu'elles conservent ime atteinte plus ou moins marquée. vSouvent le malade présente une diminution de la mé- moire, de la volonté, de l'aptitude au travail; il est inactif, s'attendiit et pleure facilement; et quebpiefois il s'achemine vers le gâtisme. Enfin le malade après sa guérison relative reste toujours sous le coup de rechutes. A chacune l'amélioration est plus incomplète, et ]ires(pie toujours elles deviennent mortelles, souvent même la première. Pathogénie. — Pour explicpier le mécanisme du syndi'ome apo- pli'xie. on invoque l'intervention de divers éléments : Yanéinie, Vltype- réinie. la compression cérébrale,\c» oscillalions de pression duliquide céphalo-rachidien. Certains auteurs l'ont intervenir la couq)ression directe des éléments nerveux par la lésion: d'autres I anémie consécutive à la compression du foyer hémoriagiipie. Ces deux hvpothèses ne sauiviient expli(pier l'a- poplexie (pu survient en des cas où le fovei- hémoi'ragique est peu volumi- neux; de plus, certains petits foyers provo(|uent pai'fois un ictus [)|us grave que les grands.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21197982_0011.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)