Sémiologie du système nerveux / par J. Dejerine.
- Dejerine, J. (Joseph Jules), 1849-1917.
- Date:
- 1901
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Credit: Sémiologie du système nerveux / par J. Dejerine. Source: Wellcome Collection.
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![r.6L> SÉMfOLdClK m SVSTKME NKHVRUX. corps iiKM'lo obéissant aux lois eJe la posaiilciir, tandis (pic le iiicniluc en résolution toinix» plus Icntoniont et cola i^ràcc à la lésislancc de la toni- cité uuisculaiic. l/atlitu(lo juisc spontanéuicnl jiar les nieuihres con- lirme cette distinction : la jaud)e jiaralysée est droite, innnohile alors que l'autre est légèrement tlécliie et parfois devient le sièjic de mouve- ments automat:([ues. Quelquefois après Tictus, on voit des ti(Mnl)lcments lihrillaires de cer- tains nuiscles, des secousses convulsiv(>s, de la raideur. Ou hien c'est une attaque convulsive épileptiforuie ou choréifoi'me diui coté du corps. Certains réflexes sont abolis, d'autres sont consei'vés. La plupart des réflexes cutanés (plantaire, scrotal, abdominal, uiauu'lonnaire) n'existent plus, ou bien ils peuvent pei*sistei- du côté non pai-alysé. Les réflexes tendineux rotuliens |)euvent être abolis, plus souvent ils persistent et l)arfois même sont exagérés, be réilexe de la déglutition est tantôt facile, tantôt gêné on iuq>ossible. H arrive alors (|ue les boissons versées dans la bouclie sont rejetées ])ar le nez ou s'introduisent dans les voies aériennes. Les fonctions respiratoires persistent avec quelques modilications. .Tantôt les respirations sont plus rares et plus profondes avec vibration sonore du voile du palais paralysé, la respiration est alors stertoreuse, ronflante, lantôt les mouvements respiratoires sont plus fréquents, super- ficiels, convulsifs, irréguliers; et on peut alors voir apparaître des sym- ptômes d'asphyxie. Pai'fois*»n constate le type respiratoire de Cheyne- Stokes. La circulation présente aussi (pielques modilications. Au début le pouls est petit, filiforme, ii'régulier; le co'ur a des battements analogues et alors la mort est immédiate. Si le malade survit, le pouTs se relève et se régularise. Souvent plein, battant à (iO, 70, il subit des variations parallèles à celles de la fièvre. L'état de la circulation veineuse et capillaii'c dépend de l'état de la respiration. Si celle-ci est régulière et suffisante, le visage est pfde. Si elle est incomplète. suj)erficielle, les symptômes d'asphyxie apparaissent : la fiice se tumélir. devient rouge bleuâtre, les veines superficielles se gonflent, les yeux s'injectent. Les fonctions digestives sont souvent troublées. A la suite de l'ictus les vomisseuKMits sont fré(|uents, et jieuveni grâce à l'insensibilité de la glotte et du pliarvnx engendrei-de dangereux accès de sufl'ocation. La paralysie du voile du palais ti'ouble la déglutition ; il en résulte de gran(!es difficultés [lour ralimentation. L'intestin peut être le siège d'une |)aialysie ipii se traduit par une constipation absolue, ou bien le sjibincler perd sa tonicité et laiss(> échapper les matières. L'excrétion urinaire involontaire n'est pas rare au début dans les cas graves. Plus tard les ui'ines s'accuuudeni par suite; d(î la |)ai'alysie vésicale cl le malade urine par regoigcmeut. On 'observe ])arlois la glycosurie et lalbumiuuiie transitoires. Tous les auteurs. Trousseau en |)articuliei'. (tnl insisté sur I état fébrile (pii accompagne on suit de près les ap(q)lexies d une (-eriaine giavité. Cihairot a établi (|ue les uianifestations therunipies passaient par](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21197982_0010.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)