Les guérisons tardives étudiées en elles-mêmes et dans leurs rapports avec le divorce : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 29 juillet 1913 / par Abel Blanchard.
- Blanchard, Abel, 1883-
- Date:
- 1913
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Credit: Les guérisons tardives étudiées en elles-mêmes et dans leurs rapports avec le divorce : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 29 juillet 1913 / par Abel Blanchard. Source: Wellcome Collection.
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![mentionna le cas d’un , malade atteint de folie circulaire, qui après deux ans d’agitation ou de dépression revint à l’état normal. S’appuyant sur ces cas de guérison tai'dive, il repoussa la pi'oposition Guillot. Avec le divorce, (jui contrairement, à l’interdiction est irrévocable, « ce n’esl pas le bonheur, dil-il, qui allend ces malades guéris, c'esl le désespoir. » Dans les projets de mariage, ajouta-t-il on se laisse dominer par les questions d’intérêts. Si l’idiotie, l’imbé- cillité, la débilité intellectuelle, l’hérédité, sont encore très fré(]uemment des obstacles au mariage, la possibilité du divorce vaincra toute hésitation chez l’individu (jui se marie dans un but lucratif. Le divorce deviendra ainsi (( un encouragemenl aux spéculations immorales. » Enlin tout en reconnaissant <|ue bien souvent l’aliéné est privé des soins de son conjoint, tout en excusant lui;-même cette défaillance du devoir, il réj)udia énergi- queq^nent toute loi qui pourrait encourager «. celle faiblesse humaine. » Cette thèse fut diamétralement combattue par Luys avec une éloquence et une ardeur égales à celles de Blanche. Luys commença par rejeter comme incomplète l’obser- vation sur laquelle Blanche avait étayé son argumenta- tion. Il reprocha à cette observation d’être dépourvue de détails cliniques nets et précis et la qualitia « d’anecdo- ti({ue». Il déclara ensuite qu’il ne croyait pas aux guérisons tardives « parce qu’il était convaincu qu’après une durée moyenne de (jiiatre ans pour les hommes et de cinq ans pour les femmes, toutes les maladies mentales aboutis- sent à la démence qui, une fois installée, a une évolu-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22442935_0020.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)