Les guérisons tardives étudiées en elles-mêmes et dans leurs rapports avec le divorce : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 29 juillet 1913 / par Abel Blanchard.
- Blanchard, Abel, 1883-
- Date:
- 1913
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Credit: Les guérisons tardives étudiées en elles-mêmes et dans leurs rapports avec le divorce : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 29 juillet 1913 / par Abel Blanchard. Source: Wellcome Collection.
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![HISTORIQUE La notion des guérisons tardives est déjà vieille. Dans son Traité des maladies mentales, P]s<inirol écri- vait : « Il est des exemj)les qui prouvent (ju’il ne faut jamais désespérer de la guérison des aliénés. Pinel, d’après Baumes, cite rexemple l)ien mémorahle d’une dame qui a passé 25 ans dans un état de manie au su et connu de toute une province, et qui tout à coup a recouvré la raison. J’ai vu une jeune fille <|ui, depuis 10 ans, était en démence avec suppression de rè- gles. Un jour, en se levant, elle court embrasser sa mère : « Ah ! maman, je suis guérie! » Ses mens- trues venaient de couler spontanément, la raison s’était rétablie aussitôt. Au reste, ces faits sont rares. Ils prou- vent (pie lors(ju’il n’y a pas de signes d’incurabilité, ou lors(pi’il existe (jiielipie désordre physi(|ue, on peut espérer (pi’enfm la folie cessera. Je l’ai vue termi- ner deux fois, au temps critique, chez deux femmes qui étaient aliénées, et même en démence maniaijUC', depuis leur première jeunesse. 11 y avait à la Salpê- trière, pendant ({ue j’étais médecin de cet hospice, une femme qui, dès la première menstruation était de-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22442935_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)