Du tatouage chez les prostituées / par MM. le Dr. Albert Le Blond ... [et] le Dr. Arthur Lucas.
- Le Blond, Albert (Albert Waning Lenfranc), 1843-
- Date:
- 1899
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Credit: Du tatouage chez les prostituées / par MM. le Dr. Albert Le Blond ... [et] le Dr. Arthur Lucas. Source: Wellcome Collection.
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![demandions si son cousin, comme juste rémuné- ration de sa peine, n'avait pas quelques droits à ses faveurs, e\]^ s'écria : — Oh ! monsieur, dans l'état où je suis jamais ! Elle avait donc encore certains bons senti- ments. Son but n'était-il pas, dans un tatouage général, de cacher les stigmates de sa. maladie? Il nous faut puiser encore dans les patientes recherches de M. Berchon, pour envisager la ques- tion si ancienne de la disparition des tatouages dans le but, soit de substituer une nouvelle ins- cription à celle qui précédait, soit de se débarrasser de cette tare. Le tatouage peut disparaître naturellement, la chose est rare cependant, et ce sont surtout les tatouages rouges qui jouiraient plus spécialement de cette propriété : encore dans une autopsie pourrait-on retrouver dans les ganghons lyiupha- tiques des particules colorantes indiquant que l'absorption serait la cause de la disparition. Le tatoua ge peut être rendu plus ou moins méconnaissabie par une amplification du dessin primitif qui ne devient qu'un accessoire, dissimulé par la juxtaposition d'une nouvelle inscription plus énergiquement tracée. Le procédé grossier d'une simple peinture à l'huile pratiquée au moment](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21778887_0080.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)