Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / revised *** par N.J.B.G. Guibourt.
- Henry, Noel Étienne, 1731-1829.
- Date:
- 1841
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Credit: Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / revised *** par N.J.B.G. Guibourt. Source: Wellcome Collection.
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![ê • y fit des progrès rapides , et ii’eiit ])ientôt plus de bornes : on entas» sait dans un môme mélange un remède pour chaque maladie, avec ses correctifs^ ses adjuvants^ et ses dirigeants, et l’on croyait avoir formé une panacée propre à guérir tous les maux. L’art de compo¬ ser des pliiltres et des poisons, qui avait acquis une malheureuse ])erfection entre les mains des Médée , des Circé et des Locuste , avait surtout dirigé la polypharmacie vers les moyens de s’en ga¬ rantir ; et c’est dans ce but que furent composés le fameux électuaire de Mithridate et la thériaque d’AwDROMAQUE, médecin de Néron. Peu après, parut Claude G alien , de Pergame, qui vécut sous Trajan, Adrien, Antonin, et fut médecin de Marc-Aurèle ( cent quatre-vingts ans après Jésus-Christ). Cet homme célèbre fut pour la pharmacie ce qu’Hippocrate avait été pour la médecine ; il la fixa par ses ouv rages , dont les principaux sont : De Ptisanâ ; de simpli- ciim Medicamentorum facultatihus lihri XI ; de Theriacâ, ad Piso~ nem ; de Medicinis facilè parabilibus, etc. On cite après lui Aétius d’Amide, Paul d’Egine , Étienne d’Athènes, Jean Sérapîon , qui vivait en 1066; Jean Mesué de Damas, surnommé l’Évangéliste des pharmaciens, qui fîorissait vers 1163 ; Ahoubeker Bhazès, né à Carthage ; Avicenne, du sang royal de Cordoue (1160); enfin, Nicolas 3Djrepsus ou Alexandnnus, qui écrivait en 1198, temps d’une épaisse barbarie, et qui fut le dernier des auteurs grecs et arabes. A une époque plus rapprochée de nous , vers 1450 , Saladin d’Ascoli écrivait que les seuls livres qui servaient alors de guides aux apothicaires étaient les OEuvres d’Avicenne , le Traité des mé¬ dicaments simples et composés de Sérapîon ; un traité de Simon ; enfin le Liber Servatoris , ouvrage contenant des préparations de plantes et quelques remèdes chimiques alors en usage. Il y avait, en outre, les deux antidotaires de Mesué et de Nicolas , qui fourni¬ rent à Nicolas Prévost, dit Prœpositus, de Tours, les matériaux de son Dispensaire, imprimé en 1488, 1505 , 1564 , 1582 ; et ceux du Dispensaire de Yalerius Cordus, qui parut en 1535 et en 1542, par ordre du sénat de Nuremberg. C’est le premier ouvrage de ce genre qui ait été revêtu du sceau de l’autorité, et auquel les pharmaciens furent légalement tenus de se conformer. A partir de cette époque, le nombre des pharmacopées, des dis¬ pensaires , des lexicon, etc., devint presque aussi grand que celui des médecins et des chimistes, dont le passage ait été marqué par quelques écrits. Nous nous bornerons à citer les principaux. 1514. Jean de Yigo, de Gênes, premier chirurgien du pape Jules II, publie sa Chirurgie en neuf livres, dont le cinquième con- pour but de décrire les serpents et insectes venimeux , de donner les précautions à prendre pour éviter leur morsure, et de faire connaître les remèdes propres à les guérir. Dans le second, nommé les Alexipharmaques, l’auteur énumère divers poisons végétaux , animaux et minéraux, en décrit les effets avec assez d’exactitude, et donne les moyens de s’en préserver.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29305871_0010.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)