Volume 8
Encyclopédie des sciences médicales / par MM. Alibert, Barbier, Bayle [and others]. [M. Bayle, rédacteur en chef].
- Date:
- 1834-1846
Licence: Public Domain Mark
Credit: Encyclopédie des sciences médicales / par MM. Alibert, Barbier, Bayle [and others]. [M. Bayle, rédacteur en chef]. Source: Wellcome Collection.
592/608 (page 580)
![te, et depuis que Tissot eut dit que toute convulsion qui résiste b lu valériane doit être regardée comme incurable, cette plante a acquis une grande réputation. Nous ne pouvons accepter aveuglément celte dernière assertion. Pour nous une convulsion est une maladie qui , comme nous l’avons dit, se rattache à des condi- tions diverses. L’art de la thérapeutique consiste à débrouiller ces conditions. Or ce que nous venons de dire sur ce sujet à l’occasion de la strychnine , de l’assa- fœlida et de l’arnica, s’applique exacte- ment b la valériane. En conséquence, si l’action de cette plante est hyposthéni- sante, vasculaire et spinale , elle ne peut être utile que dans les convulsions hy- perslhéniques , et elle sera sûrement nuisible dans les convulsions hyposthé- niques. Ophélius se loue beaucoup de la valériane dans l'opisthotonos fl 00); For- dycedans la migraine (1); Whytt dans la manie (2), ainsi que plusieurs autres (3). Brisbane dans les paralysies traumati- ques (4}, et d’autres aussi dans la même maladie (5). § YI. Appréciation de l'action. -— Nous venons de voir que l’action de la valériane est hyposthénico-vasculaire et spinale ; nous devons ajouter cependant que cette action est assez faible, et qu’on ne doit pas en attendre tous les prodiges qu’on trouve enregistrés dans les ouvra- ges de matière médicale. Elle a bien moins d’énergie que les remèdes précé- dents. Aussi, dans les maladies graves du système nerveux, importe t il de faire précéder son administration par la sai- (100) Saraml. aus. Abli. z. Gebr., etc.» 13 Bd., p. 669; 14 Bd., p. 579. (1) De llemicran., p. 91. (2) Nerv. diseas., p. 513. (3) Rev. méd., t. iv, p. 376. (4) Select, cas., p. 37. (5) Roques, Phytographie médicale, t. il, p. 3. gnée et autresliyposthénisantsplus actifs. Cela explique pourquoi Alibert n’a ob- tenu de la valériane que des effets négatifs chez plusieurs épileptiques qu’il a traités à l’hôpital Saint-Louis pendant cinq aus consécutifs (6). § VIL Action mécanique. — On a beaucoup négligé l’étude de l’action chi- mique et physique de la valériane, parce qu’elle est peul-êLre peu prononcée. (JS. d. trad.) [La vertu anthelminti- que tïès-énergique qu’on accorde géné- ralement b la valériane pourrait être attribuée b son action mécanique , ainsi qu’on l’a dit en parlant de plusieurs au- tres remèdes de cette nature. Quelques oculistes ont fait prendre la valériane en poudre par le nez, dans l’idée de for- tifier la vuei Si cette poudre est absor- bée dans la muqueuse nasale , elle pour- rait agir comme byposthénisaule. Dans le cas contraire, son action serait purement mécanique et analogue à celle de toute autre poudre steruutatoire.] § YIII. Mode d’administration. — La meilleure valériane est celle qui croit dans les endroits pierreux, exposée au so- leil; elle est la seule qu’on devrait choi- sir pour les usages médicinaux. On ré - colte la racine en mars et avril. On peut donner la valériane en poudre b la dose de 1 , 2, et même 4 grammes b la fois. On la prescrit aussi en infusion. On devrait abandonner la décoction et l’extrait, car dans ces préparations la partie volatile se perd. Daus cet ordre des hyposthénisants spinaux, on pour- rait admettre plusieurs autres remèdes que nous avons placés dans d’autres sec- tions. Tels sont, par exemple, les bydro- cyanates, la cantharide , le camphre, le gaz acide carbonique, le nitre, l’aconit, les mercuriaux, l’iode, la ciguë, etc. (6) Nouveaux éléments de thérapeu tique, t. n, p. 528. Paris, au xîii. >s«e](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28746922_0008_0592.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)