Volume 20
Encyclopédie des sciences médicales / par MM. Alibert, Barbier, Bayle [and others]. [M. Bayle, rédacteur en chef].
- Date:
- 1834-1846
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Credit: Encyclopédie des sciences médicales / par MM. Alibert, Barbier, Bayle [and others]. [M. Bayle, rédacteur en chef]. Source: Wellcome Collection.
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![vous donnerez une demi-livre deux ou trois fois par jour. 1148. Pendant ce temps-]à on fera pren- dre au malade quelque julep hystérique doux, et on lui fera flairer le nouet sui- vant : Prenez galbaiium et assa fœtida, de chacun deux dragmes ; castoréum et sel volatil de succln, de chacun demi-drag- me. Mêlez tout cela, et l’enfermez dans un nouet. Ou bien : Prenez esprit volatil de sel ammoniac, deux dragmes, que le malade portera souvent à son nez. 1149. Dans cet état, le ventre se gon- fle, une douleur gravative se fait sentir au ventre, aux lombes et aux aines; le vi- sage devient rouge, la respiration est dif- ficile, les yeux se troublent; il survient des frissons et une fièvre aiguë, des dé- faillances, des sueurs froides ; on sent une pesanteur et une ardeur à la matrice; il y a paralysie aux parties inférieures, et quelquefois même il survient une épilep- sie. — La malade se doit mettre d’abord au lit; il faut lui appliquer au plus tôt un emplâtre hystérique sur l’ombilic, et lui donner de l’électuaire suivant. Prenez conserves d’absinthe romaine et de rue, de chacune une once ; tro- chisques de myrrhe, deux gros; casto- réum, safran, esprit volatil de sel ammo- niac et assa fœtida , de chacun demi-gros; et avec suffisante quantité de sirop des cinq racines, faites un électuaire, dont la malade prendra la grosseur d’une noix muscade, de quatre cnquatre heures, bu- vant par-dessus quatre ou cinq cuillerées du julep suivant : Prenez eau de rue, quatre onces; eau de brioine composée, deux onces ; sucre candi, cequ’iien faut. Ou bien la malade prendra, de quatre en quatre heures, un scrupule de trochis- ques de myrrhe. 1150. Si ces remèdes ne font pas reve- nir les vidanges, il faut donner le lauda- num , au moins une fois, de la manière suivante : Prenez laudanum liquide, quatorze gouttes, dans une once d’eau de brioine composée ; ou bien un grain et demi de laudanum solide, réduit en pilules, avec un demi-scrupule d’assa fœtida. Ces remèdes n’ayant pas de succès, il faut alors donner, au moins une fois, un lavement avec le lait et le sucre. Chute de matrice. 1151. Prenez écorce de chêne, deux onces : faites-les bouillir dans quatre li- vres d’eau que vous réduirez à deux; ajoutez-y sur la fin écorce de grenade concassée, une once ; roses rouges et fleurs de grenade, de chacune deux poi- gnées ; vin rouge , demi-livre. Coulez la liqueur, et trempez-y une flanelle que vous appliquerez sur la partie malade. Cette application se fera le matin, deux heures avant que la malade sorte du lit, et le soir quand elle sera couchée; et cela jusqu’à ce que la maladie soit guérie MALADIES PARTICULIÈRES AUX ENFANTS. Fièvre des dents. 1152. Prenez esprit de corne de cerf, deux, trois ou quatre gouttes, selon l’âge, dans une ou deux cuillerées d’eau de ce- rises noires ou d’un julep approprié. On en donnera de quatre en quatre heures, jusqu'à quatre, cinq ou six fois. Epilepsie. 1153. Cette maladie attaque plusieurs enfants dès le premier mois de leur vie, à cause de leurs trop fréquentes déjec- tions. Dans ce cas-là, une petite dose de diascordium, comme la grosseur d’un grain de poivre, dissous dans l’eau de saxifrage, ou dans le lait de la mère, est un excellent remède. Ce mal leur arrive encore vers le temps où les dents pous- sent, depuis le septième jusqu’au dixiè- me mois : il est alors accompagné de toux, ou, ce qui est encore plus fâcheux, de vo- missement et de diarrhée. L’enfant rend, comme les femmes hystériques, des ma- tières verdâtres. 1154. Quelquefois l’accès du mal est imprévu ; l’enfant tourne les yeux et la bouche ; son visage devient noir, et il a des convulsions en différentes parties. D’autres fois l’accès est précédé d’une contraction des doigts, et d’un regard fixe et extraordinaire. Les accès sont tantôt plus, tantôt moins fréquents ; quelquefois ils ont leurs pé- riodes marqués, et quelquefois ils sont vagues et sans règles : mais quand la mort approche, ils reviennent les uns](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28746922_0020_0356.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)