Volume 15
Encyclopédie des sciences médicales / par MM. Alibert, Barbier, Bayle [and others]. [M. Bayle, rédacteur en chef].
- Date:
- 1834-1846
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Credit: Encyclopédie des sciences médicales / par MM. Alibert, Barbier, Bayle [and others]. [M. Bayle, rédacteur en chef]. Source: Wellcome Collection.
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![stable ou instable : il est stable lorsque le corps, après avoir été dérangé d’une petite quantité de sa position, y revient par une série d’oscillations ; l’équilibre est instable quand le eorps, après avoir été un peu dérangé, n’y revient plus et que le centre de gravité décrit une courbe pour venir se placer dans une position d’équilibre stable. Dans la po- sition d’équilibre stable , le centre de gravité occupe le point le plus bas pos- sible; il est au contraire le plus haut possible dans le cas d’équilibre instable.] 54. Galilée , à qui était réservée la gloire de préparer de loin la théorie de Newton , par la découverte de la loi à laquelle est soumise l'accélération des graves ; Galilée, dis-je, ayant fait tom- ber d’une grande hauteur différentes boules d’or, de plomb, de cuivre , de porphyre , avec une boule de cire, ob- serva que tous ces corps employaient presque le même temps pour arriver à terre. La boule de cire , la seule qui fut sensiblement en retard, n’était plus qu'à quatre pouces de terre à la fin de la chute des autres corps. Galilée, consi- dérant que cette différence était bien éloignée d’être proportionnelle à celle des poids , en conclut qu’elle dépendait uniquement de la résistance de l’air. Cette conjecture a été vérifiée depuis par des expériences directes , qui con- sistent à faire tomber du haut d’un tu- be, sous lequel on a fait le vide le plus pariait possible, des corps de différen- tes masses , tels que du plomb , du fer, du bois, du liège , de la plume, de la laine , etc. ; et l’on a observé que tous ces corps ne laissaient apercevoir au- cune différence sensible dans la durée de leur chute. Quant aux corps qui s’é- lèvent en l’air , tels que la fumée , on sait que leur ascension est due à ce qu’ils se trouvent spécifiquement plus légers que l’air : ils sont, à l’égard de ce fluide, ce qu’est, à l’égard de l’eau, un morceau de liège qui, plongé dans cette eau à une certaine profondeur et aban- donné ensuite à lui même, remonte à la surface. Le vulgaire regarde comme étant sans pesanteur tout ce qui s’élève au lieu de tomber; ce qui a fait dire à Newton que les poids du vulgaire étaient les excès des poids absolus des corps sur le poids de l’air. L’ascension des bal- lons aérostatiques au milieu de l’air est bien faite pour désabuser les partisans de cette théorie des corps sans pesan- teur. Lois de la chute des corps. 55. Un corps suspendu à l’extrémité d’un fil, un fil aplomb, nous fait con- naître la direction suivant laquelle les corps tombent à la surface de la terre ; cette direction , appelée verticale , est dans tous les lieux de la terre perpen- diculaire à la surface des eaux tranquil- les, ainsi qu’on s’en assure par la simple observation. Il en résulte que, la terre étant à peu près sphérique, la direction de la pesanteur va passer par le centre du globe; que, dans un même lieu, les fils à plomb sont sensiblement paral- lèles à cause de leur petite dimension relativement au rayon de la terre; mais lorsqu’ils sont situés à une grande dis- tance les uns des autres, ils font entre eux un certain angle. 56. Galilée a trouvé le premier que les corps , en tombant, parcourent des espaces croissant comme le carré du temps. On en conclut que la force qui produit le mouvement est accélératrice constante, par conséquent que les for- mules que nous avons données (27) pour le mouvement uniformément accéléré sont applicables au cas de la pesanteur ; par conséquent la vitesse d’un corps qui tombe pendanl le temps t sera expri- mée ainsi vz=gt, g exprimant le double de l’espace parcouru dans la première seconde de la chute ; et l’espace pur- ges couru dans le temps t sera cmy.On a trouvé par expérience qu’à Paris Y in- tensité' de la pesanteur représentée par g est égale à 9m,8088. 57. Pour établir celte loi , il suffisait de déterminer exactement l’espace par- couru par un corps tombant pendant t, 2, 3 secondes ; mais la grande vitesse de la chute des corps rend l’observation directe impossible. Galilée parvint à diminuer la vitesse sans changer la na- ture de la force , en faisant tomber le corps sur un plan incliné. Supposons (fig. 7) que AB représente une corde d’environ 10 mètres de longueur, ten- due de manière que l’une des extrémi- tés soit plus élevée que l’autre; M est un petit chariot disposé convenable- ment pour rouler tout le long de la corde ; la pesanteur tend à faire tomber le chariot suivant la verticale MG; mais cette force se décompose en deux ; l’une MK , perpendiculaire sur AB , est dé- truite par la résistance du fil ; l’autre](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28746922_0015_0024.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)