Volume 2
Encyclopédie des sciences médicales / par MM. Alibert, Barbier, Bayle [and others]. [M. Bayle, rédacteur en chef].
- Date:
- 1834-1846
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Credit: Encyclopédie des sciences médicales / par MM. Alibert, Barbier, Bayle [and others]. [M. Bayle, rédacteur en chef]. Source: Wellcome Collection.
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![1° Rameau orbitaire. La branche maxillaire, en passant par le trou rond , donne un rameau assez considérable qui se porte en avant et en haut et entre dans l’orbite par la fente sphéno-maxil- laire. Parvenu dans cette cavité, il se di- vise en deux filets , dont l’un , malaire, anastomosé d’abord avec le lacrymal, s’introduit ensuite dans le conduit de l’os malaire pour se rendre à la face, s’y dis- tribuer au palpébral, à la peau, et s’y unir au nerf facial ; l’autre, temporal, traverse la portion orbitaire du même os malaire pour se rendre dans la fosse temporale et s’anastomoser avec les branches du maxil- laire inférieur, remonter ensuite en de- hors et en arrière, traverser l’aponévrose du muscle temporal, devenir cutané, communiquer avec les filets superficiels du facial, et se perdre enfin aux tég uments des tempes. — 2° Parvenu dans la fosse ptéry go-maxillaire, la branche maxillaire supérieure fournit un ou deux rameaux qui se portent en bas et en dedans, envi- ronnés de beaucoup de graisse molle. Quand il n’y en a qu’un, il est assez «gros ; quand il s’y en trouve deux, ils sont plus minces d’abord, mais ensuite ils paraissent se continuer avec un renfle- ment nommé ganglion sphéno-palatin. Meckel l’a décrit le premier ; l’art lui doit beaucoup pour la description des différentes branches qui émanent de ce renflement, qu’il ne faut point assimiler aux ganglions qui sont les centres des nerfs de la vie organique ; il n’en a point la structure ; souvent même on n’en trouve nulle apparence. Alors, s’il n’y a qu’un rameau , il se divise immédiate- ment , en se renflant un peu , en ceux qui doivent se rendre uux parties voisi- nes; s’il s’en trouve deux, ils s’unissent simplement pour se diviser ensuite. Quand le renflement nerveux existe, il ne provient que de cette union, et ne res- semble nullement aux ganglions : voilà pourquoi je décris ici ses filets , tandis que j’ai renvoyé aux nerfs de la vie orga- nique ceux du ganglion ophthalmique. — Quoi qu'il en soit, c’est de ce rameau renflé ou de cette union des deux rameaux placés sur le trou sphéno-palatin , que partent plusieurs autres, distingués en internes, postérieurs et inférieurs. „a. Rameaux internes ( nerfs sphéno- palatins). Ils s’introduisent en nombre variable par le trou du même nom dans les cavités nasales, près l’extrémité pos- térieure du cornet moyen. Il faut les dis- tingue]; en ceux qui appartiennent; à la paroi externe et en ceux qui se voient sur la cloison des narines. — Parmi les pre- miers, 1° deux ou trois se portent d’a- bord entre le périoste et la pituitaire, à la face concave du cornet supérieur, et vont se perdre dans le méat correspon- dant, près de l’ouverture postérieure des cellules ethmoïdales. Quelques filets pa- raissent s’introduire sur les bords de ces cellules , mais on les perd bientôt. 2° D’autres rameaux fort courts vont au cornet moyen ; le plus supérieur de ceux- ci , après un certain trajet sur sa surface convexe, le traverse par un petit trou, et se perd bientôt sur sa surface concave dans la pituitaire ; les autres finissent sur son extrémité postérieure. 3° Enfin il en est d’autres fort petits qui, bientôt réu- nis en un seul, se recourbent au-devant du sinus sphénoïdal pour gagner un peu la partie postérieure de la cloison , dans l’endroit où on ne peut plus suivre les olfactifs. — Un seul rameau se voit, à proprement parler sur la cloison ; mais il est plus considérable que tous les précé- dents : c’est celui que Cotunni a décou- vert , et que depuis on a nommé naso- palatin. Né du renflement ou de l’adosse- ment nerveux delà fosse ptéry go-maxillai- re, il s’introduit avec les autres par le trou sphéno-palatin, se recourbe ensuite de de- hors en dedans au-devant du sinus sphé- noïdal , en traversant la paroi supérieure des fosses nasales, pour se porter sur les cô- tés de la cloison, entre la membrane pitui- taire et le périoste, en sorte qu’en enlevant ces deux membranes, qui tiennent ensem- ble , il leur reste toujours adhérent, et non à la cloison. Parvenu sur celle-ci, il se dirige très-obliquement en devant et en bas, jusqu’à sa partie antérieure et inférieure , près des conduits incisifs de Sténon. Là , il s’introduit dans un con- duit qui lui est propre , pour se porter à la voûte palatine. Ce conduit n’est point l’incisif : il y en a deux, un pour chaque rameau. Scarpa en a donné la première description : ils sont contigus aux inci- sifs dont une lame mince les sépare ; l’un est antérieur, l’autre postérieur. Us com- mencent en bas de la cloison, et descen- dent dans la suture même des deux apo- physes palatines ; en sorte que , si l’on écarte cette suture, on les voit divisés, chacun suivant leur longueur, en deux sillons : ils sc terminent à la voûte pa- latine, derrière les deux incisives moyen- nes. Souvent l’un ou l’autre communi- quent dans leur trajet avec les conduits ^ipcisifs, mais ils s'ouvrent ensuite à la](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28746922_0002_0020.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)