Volume 15
Encyclopédie des sciences médicales / par MM. Alibert, Barbier, Bayle [and others]. [M. Bayle, rédacteur en chef].
- Date:
- 1834-1846
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Credit: Encyclopédie des sciences médicales / par MM. Alibert, Barbier, Bayle [and others]. [M. Bayle, rédacteur en chef]. Source: Wellcome Collection.
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![entre la puissance et la résistance ; il est du deuxième genre quand la résis- tance se trouve entre la puissance et le point d’appui ; enfin il est du troisième genre quand la puissance se trouve en- tre la résistance et le point d’appui. 35. Force centrifuge. Lorsqu’un corps a reçu une impulsion d’une force uni- que ,* il doit en vertu de l’inertie se mouvoir suivant une ligne droite ; mais supposant qu’une cause quelconque J’o- blige à changer à chaque instant de direction et à parcourir une ligne courbe, le mobile tendant continuelle- ment à suivre la direction de l’élément de courbe sur lequel il s’est mu pendant un instant, exerce contre la courbe une pression perpendiculaire à la tangente, que l’on appelle force centrifuge. Nous ne considérons que le cas d’un mouve- ment circulaire uniforme. La force cen- trifuge est alors dirigée suivant le rayon Y2 du cercle, et a pour expression F == Y représentant la vitesse du mobile sur la courbe et R le rayon du cercle. For- mule qui indique que la force centri- fuge augmente proportionnellement au carré de la vitesse. L’action de la force centrifuge se manifeste journellement dans une foule de circonstances qui nous sont familières : c’est la force cen- trifuge qui retient une pierre sur une fronde et lui imprime sa vitesse suivant la tangente à la courbe, lorsqu’elle vient à quitter la fronde. — C’est encore la force centrifuge qui empêche l’eau de s’échapper d’un vase lorsqu’on lui im- prime un mouvement rapide, etc. 36. Communication du mouvement. Le plus ordinairement les forces qui dans la nature mettent le corps en mou- vement, n’agissent que sur une petite portion du corps : par exemple, la masse gazeuse qui lance le boulet de canon n’imprime l’impulsion qu’à la partie qui se trouve tournée vers le fond de la pièce: et, dans toute machine, la force motrice n’agit que sur quelques parties très-limitées, desquelles le mouvement se communique à tout le système. Il faut donc un certain temps à la force motrice pour vaincre l’inertie de la matière, pour mettre toutes les parties du corps en mouvement ; il faut donc en conclure qu’il n’y a pas de forces instantanées, et que le temps nécessaire pour qu’une force mette un corps en mouvement dé- pend de la masse et de la nature du corps. Ce principe explique un grand nombre de faits que tout le monde a pu obser- ver : les personnes qui se trouvent dans une voiture au moment où elle part avec une certaine vitesse, sont poussées en arrière ; de même si la voiture s’arrête brusquement, les voyageurs sont jetés en avant avec plus ou moins de force, sui- vant que la vitesse de la voiture est plus ou moins grande. — Il arrive très-sou- vent qu’une balle de fusil tirée de très- près dans une vitre ne la brise pas, mais y pratique seulement un trou rond d’un diamètre à peine plus grand que celui de la balle ; la balle est lancée avec une si grande vitesse, qu’elle emporte les parties du verre qu’elle rencontre, avant que le mouvement ait eu le temps de se communiquer aux parties voisines. Lors- qu’un corps en mouvement rencontre un autre corps en repos, le premier communique au second une partie de son mouvement, et les deux corps se meuvent ensemble avec une vitesse telle que la quantité de mouvement du sys- tème est égale à la quantité de mouve- ment du premier mobile ; en sorte que si l’on représente parM et M'ies masses des deux corps, par Y la vitesse avant le choc et Y' la vitesse après le choc , on aura MY = (M + M') Y', ce qui don- , *• V' M nera la proportion -y- = Nous faisons ici abstraction de l’éla- sticité des corps, dont nous parlerons plus tard.] De Vimpénétrabilité. 37. Lorsqu’un corps en mouvement rencontre un autre corps qui est en re- pos, il ne prend la place que ce dernier occupait dans l’espace, qu’en le forçant à la quitter, en vertu de la partie qu’il lui a communiquée de sou propre mou- vement. Cette observation nous aide à découvrir dans les corps une autre pro- priété à laquelle on a donné le nom d’impénétrabilité, et qui consiste dans la faculté qu’a un corps d’exclure tout autre corps du lieu qu’il occupe ; de ma- nière que deux corps mis en contact ne peuvent jamais occuper un espace moin- dre que celui qu’ils remplissaient lors- qu’ils étaient séparés. 38. S’il existait des corps dont on pût être tenté de révoquer en doute l’impé- nétrabilité, ce seraient ceux qui, étant invisibles et ayant leurs molécules par- faitement mobiles, sont susceptibles de cédera la plus légère pression. Quoique](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28746922_0015_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)