Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![n iNTiioiJUCTiôN A i;i';tui)E DE LA nmnmiK giî.nkralk. omis. On coiiiiail, los microbes de ces iii.ilailics, on les isole, on les ciil- live el l'on iUTiveà repiodnii'e chez les animaux des Iroidiles et des lésions analogues à ceux que révèle Tobservalion cliid(|ne. Nul ik; peut ider (lu'en opéi'ant ainsi, on ail résolu un des cotés les plus imjjorlants du problème étiologiquo. l'aire naitre une maladie chez un animal, c'est obtenir un résultat inqmr- tant. Mais l'expérimentaleiu' doit pousser plus loin l'analyse : maître des phénomènes qu'il [)rovoque, il doit étudier le mécanisme (|ui préside à leur développement; il doit rechercher comment les af-cnls pathof^ènes suscitent les réactions morbides, c'est-à-dire qu'il doit déterminer la pathogénie et la physiologie pathologique des troubles ou des lésions qu'il produit. La clinique lournit les indications, les idées de recherches; rex|)érimentation donne les démonstrations inébranlables; elle permet d'arilrmer le rôle des conditions qui l'avoiisent ou entravent raclion des agents morbiliques; elle éclaire la pathogénie des lésions el lait suivre, pas à pas, le développement des altérations anatomiques; elle précise les troubles des fonctions et les fixe, d'une façon indiscutable, au moyen de la méthode graphique; elle facilite l'analyse chimique; elle étudie le mécanisme des symptômes, elle fait connaître l'action des médi- caments. Les observations cliniques sont forcément complexes; toujours > interviennent plusieurs facteurs. C'est à l'expcrimenlateur à isoler l'in- fluence de ces causes secondes, à en montrer l'importance, à les étudier une à une. Ainsi se sont établies les notions que nous possédons aujour- d'hui sur les associations microbiennes, sur le rôle de la fatigue, deTinani- tion, des intoxications, des lésions antérieures, des troubles nerveux dans le développement ou les localisations des processus morbides. Enlin, c'est à l'expérimentation sur les animaux qu'on doit toujours s'adresser, quand on veut connaître les effets d'une substance médica- menteuse. On est forcé d'agir ainsi par de hautes raisons déon(ologi(]ucs. Ce n'est qu'après avoir longuement étudié dans le laboratoire, après avoir déterminé l'action complète sur les animaux, après avoir analysé tous les eftels produits sur chaque ap])areil, qu'on est autorisé à pratiquer une tentative thérapeutique sur l'homme. Nous ne saurions trop le répéter : on ne peut employer un médicament nouveau que si l'on s'est entouré de toutes les données de la science expérimentale; alors, lenanl couq)le de la sensibilité beaucoup plus grande de l'homme, on commencera j)ar des doses extrêmement faibles, que l'on fera bien le plus souvent d'essayer sur soi-même; |)uis, lorsqu'on aura acquis l'espérance qu'on peut rendre service au malade, on prescrira le médicament. Tel est le seul cas. suivant nous, où un(^ (îxpérience puisse; être (entée sm- rhonuue. Mieux vaut ne pas voii' se résoudi c mi problème iuq)orlant que de mettre en danger la vie ou la sanlé de ses scunblabics. Cette règle déonlologique semble bien élé- mentaire, et l'on est stupéfait qu'elle n ail pas arrêté les lenlalivcs cri- jninelles d(! ceux qui ont inoculé à riiouune des maladies viiidentes ou (pii ont couMueucê sur lui IV'liide des uu'dicamenls.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0042.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)