Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![INTHODUCTION A l/CTUDi-J IIE \A l'AïlIOLOGIK C.MmiK. les alléralions des orgaiios prolonds. Celte distinclion étail bonne autre- lois; clb! correspondait à la division classicpie (mi (•liii in gic! et (mi médecine;: la pathologie externe! décrivail l(!s lésions justiciables de; rintervcnlion o|iératoire. Mais aujourd'hui, on n'hésite plus à intervenir dans noiidii-e d'alleclions internes; le champ de la chirm-gic s'esl nolableinent agrandi, et il devient vraiment bizarre de placer dans la ])atliologie exlerne l'his- toire de certaines lésions viscérales ou l'élude des localisations cérébrales. Réciproquement, toutes les aHeclions externes ne sont j)as chirui-gicales; telles sont, par exemple, les allcclions de la peau. Bien plus, les allections articulaires sont tantôt externes, tantôt internes; les arthrites tuber- culeuses rentrent dans le premier groupe, les polyarthi-iles rhumatis- males dans le second. Mieux vaut donc employer les expressions de patho- logie médicale et de pathologie chirm-gicale; la première envisage les affections qui sont justiciables d'un traitement pharmaceutiepie; la deuxième étudie celles qui nécessitent une intervention manuelle. On a voulu aussi admettre diverses branches de pathologie, basées sur leurs études spéciales; citons, par exemple, la pathologie infantile ou paidiatrie, la syphilographic, la pathologie obstétricale, la pathologie exo- tique; suivant l'organe ou le système étudié, on a créé les expressions de dermatologie, gynécologie, odontologie, stomatologie, ophtalmologie, laryngologie, rhinologie, etc. D'autres auteurs ont admis une pathologie cardiaque, une pathologie infectieuse, etc. Il serait facile de multiplier ces dénomina^tions en rapport avec la tendance, de plus en plus grande, à la spécialisation. Un intérêt considérable s'attache à l'étude des maladies qui peuvent frapper les êtres qui nous entourent, et surtout à chercher par quels points elles se rapprochent ou s'éloignent de celles qui atteignent notre espèce. Cette partie de la science, qu'on désigne sous le nom de patho- logie comparée, peut se borner à envisager les mammifères ou les ver- tébrés supérieurs : ainsi limitée, elle présente une grande importance pratique, puisqu'elle nous montre comment certaines infections se trans- mettent des animaux à l'homme et comment on peut les combattre; l'histoire du charbon, de la morve, de la tuberculose, de la rage, de la trichinose, ne se comprend que si l'on envisage ces diverses maladies chez tous les mammifères, et même chez tous les vertébrés. Mais la pathologie conq)arée peut avoir des visées plus hautes; elle peut embrasser toute l'échelle des êtres, animaux et végétaux, et recher- cher les analogies que |)résenlent. chez tous, cerfaines réactions morbides. Les résidlats ainsi obtenus ont une portée philosophique considérable : il suffit, pours'en convaincre,de parcourir le beau livredeM. .MelschnikolV('). où l'auteur a étudié les phénomènes de rinllammation en paiianl des êtres unicellulaires les plus simples et en remontant |)rogressivemenl aux animaux les plus conqiliqués. Celte méthode rendra inconlestflblemcnl les (') Mktsciimkokf, I.cyons sur la iiallioloffie loiiipaiTi- de riiiManiinalion. l'aris, 1892.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0040.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)