Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![l'état noi'iiial. Mais, (|iiaiHl la cause pallionèiic coiiliiiuc à agir, la santé no poiif so rétahlii'(|iio s'il se produit un éfpiililirc nouveau ; il fanl une adaptation et, |)ar consécpient, une luodilieation profonde du syslènio ])ri- niitil', et le nouveau mod(! d'existence ne paraîtra normal (pie si lit l'orco ui()rl)ide continue à ajiir. Ou'à un montent donné son action cesse, l'être ainsi modifié, l'eplacé dans les conditions premières, perdra de nouveau ré(|uiiil)re; il y aura riiplin-e de la nouvelle concordance, et la suppression de la cause morbide ramènei'a une maladie. Ce résidtat, que la théorie nous fait admettre, se trouve fréqnemmcnl réalisé en clinique : Un homme lait des excès de boisson; au début l'alcool détermine divers troubles, l'ivresse par exemple; peu h peu, l'équilibre se rétablit et l'usage quotidien du toxique est parfaitement suppoi'té; qu'on vienne alors à supprimer ])rusquement l'agent morbifique, aussitôt le nouvel équilibre est rompu, il se déclare des accidents de delirinni treniens que l'alcool peut conjurer. 11 est bien certain que les changements vitaux survenus sous l'influence d'une cause morbifique persistante ne sont pas, en général, favorables à l'organisme atteint. L'adaptation aux conditions nouvelles est une concor- dance de nécessité, aboutissant à la production de troubles fonctionnels ou de lésions anatomiqnes qui pourront survivre à la cause morbide et devenir le point de départ de nouveaux accidents. Supposons par exemple un homme atteint d'une infection. La présence des toxines microbiennes dans l'intérieur de son organisme suscitera diverses réactions anomales, notamment des modifications nutritives ; il pourra en résulter des lésions anatomiqucs qui continueront h évoluer après la suppression de la cause. Ce sera, par exemple, une altération valvulaire, une néphrite ou une cirrhose. Or ces lésions pourront rester latentes pendant un temps plus ou moins long et se traduire, après ])lu- sieurs années, par de l'asystolie, de l'angine de poitrine, de l'albuminurie, de l'ictère ou de l'ascite. Ailleurs on verra survenir des modifications de la nutrition cellulaire; ainsi se constituent les diathèses, qui souvent sont des suites de maladies infectieuses ou toxiques et qui, une fois développées accidentellement, peuvent se transmettre par hérédité. Dans les cas de lésion valvulaire, de néphrite ou de cirrhose, devons- nous dire qu'il s'agit de maladics?On peut objecter que l'altération valvu- aire, par exemple, si elle ne donne aucune réaction apparente, ne consti- 0 qu une lésion; elle ne représente une maladie que si elle provoque de la toux, de la dyspnée, de l'angoisse précordiale, c'est-à-dire si elle suscite des troubles morbides. On arrive ainsi à cette conclusion bi/arre que la cardiopathie, suivant des circonstances d'une importance secon- daire, montera ou ne méritera pas le nom de maladie. Collo oonlus.on disparaît si l'on tient compte de l'élément primordial, ch. pnm«m nwvms de toute la série morbide, do la cause efficiente. Ams. dans 1 exemple cité ci-dessus, s,ipp<,sons que la cause ait été une 'nrtction, h, hevro typhoïde, par exemple : le micnd.e. pnr ses toxines, l'ATIIOLOGIH gkkkhale. — I.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0035.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)