Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
32/1030 (page 14)
![li I.NTliODUCTIO.N A l/CTUDE I)K |,A l'ATII()LO(;iK CÉNKHAU.:. l'itlnMlo 1;. iimliidio, » 01. il airivc à considôi-cr la maladie comme « une rmcUon de la vie, soit locale, soil (/éncrale, hoïI hinnédiale, soil médiate, contre un obstacle, un trouble, une lésion {') ». C(;tU; délinilion a d(\jii lo {••rand avantage de tenir compte du processus palhogénicjue, c'esl- à-dn-e du mode d'action de la cause. Or il est facile de concevoir que les causes, (|uelles qu'elles soient, ne peuvent agir sur la matière vivante que de deux laçons : les unes tondent à troubler les manifestations fonc- tionnelles; les autres tendent à déterminer des modifications structurales, c'est-à-dire à produire des lésions analomiques. Le trouble fonctionnel et la lésion anatomique, s'ils ne suffisent pas à caractériser la inaladie, con- stituent donc un stade indispensable entre l'influence de la cause moi-- bifiquc et la réaction do l'organisme. Réactions normales et réactions morbides. — Reste à savoir en quoi consiste cette réaction. Faut-il admettre l'influence d'un principe spécial ou invoquer l'intervention de la nature? Faut-il considérer cette réaction comme ayant un caractèio particulier et différant totalement de ce qu'on observe à l'état physiologique? Nous ne le croyons pas. Les phénomènes morbides ne sont ])as foncièrement distincts des phénomènes normaux; les lois biologiques sont les mêmes dans les deux cas : l'opposition entre la santé et la maladie s'cflace à mesure qu'on poursuit l'étude des phé- nomènes vitaux. Ce serait une erreur de croire que l'être vivant pût dis- poser de manifestations différentes, destinées les unes aux conditions nor- males, les autres aux conditions pathologiques. Le mode de réaction est toujours le même ; les résultats qu'on observe difl'èrent seulement par leur intensité, mais ils sont dirigés vers le même but, c'est-à-dire qu'ils tendent toujours à contre-balancer l'action des forces externes. On pourrait donc être conduit à supposer que la maladie représente un processus nécessaire et heureux. Cette idée contient certainement une part de vérité; mais, acceptée dans toute sa rigueur, elle conduirait à faire rejeter les interventions thérapeutiques, ayant pour but de com- battre le mode de réaction de l'organisme malade. Il y aurait là un danger évident, car la réaction n'est pas toujours salutaire; son intensité et sa direction dépendent à la fois de la cause pathogène et de l'organisme ; aussi, suivant l'état de ces deux facteurs, peut-on observer des réactions trop faibles, trop vives, ou contraires au retour vers l'état d'équilibre normal. La maladie ne peut donc être considérée comme une manifestation toujours favorable, ainsi que lo voulait Sydenham ; elle est parfois utile, souvent nuisible, toujours dangereuse. II sul'fit, pour s'en convaincre, do réfléchir à ce qui se passe dans une infection. Supposons, par exemple, un pneumocoque arrivant dans le pou- mon; si l'organisme est trop faible pour détruire ou atténuer le parasite, celui-ci se développe, sécrète des su])stances toxiques et tond à forcer les barrières épilhéliales et à envahir l'organisme entier. Ces premiers troubles.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0032.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)