Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![ptôse liépatiqiio. les |)éiigastnles calleuses, sont autant de causes plus rares, mais dont rintcrvention est attestée par de nombreux faits cliniques. Au cours de diverses maladies infectieuses (fièvre typhoïde, choléra, pneumonie, etc.), l'infection de la vésicule seule, ou de l'ensemble des voies biliaires, forme une complication qui n'est pas exceptionnelle. Il est probable, sans qu'on puisse en donner la preuve, qu en pareil cas l'alté- ration chimique de la bile est l'acte initial qui jirécède et favorise Tinfection. L'infection expérimentale fébrile diminue à la fois la quantité de bile sécrétée et la pi'oportion des matériaux solides, tandis qu'il y a augmentation du mucus (Pisenti). 2° Les constatations directes posi inoiiem et surtout au cours d'inter- ventions chirurgicales ont, aussi bien que l'expérimentation, montré la multiplicité des germes capables d'infecter le tractus biliaire. Au premier rang, comme fréquence, il faut placer les microbes mobiles, avant tout le coli-bacille, puis le bacille d'l<]berth et la spirille cliolérique. Le coli-bacille est, de beaucoup, l'agent pathogène le plus fréquemment rencontré, tantôt avec des lésions d'angiocholite purulente, tantôt sans suppuration des voies biliaires. Le rôle ))rédisposant des cholélilhes (par stase ou action irritante locale), au cours des infections coli-bacillaires, est mis en évidence par ce fait d'obscrvatitMi clinique si fréquente : ouverture et abouchement à la paroi abdominale de la vésicule calculeuse, bile infectée les premiers jours, puis peu à ])eu revenant à l'état aseptique. Le bacille d'Eberth peut envahir les voies biliaires au cours de la d(itliiénentéri(î ; peut-être même sans que le tableau clinique ni les lésions intestinales de la iièvre typhoïde se réalisent, c'est au moins ce que semblent prouver deux faits, dus l'un à Guarnieri, l'autre à Longuet. Dans la règle, c'est au cours, ou au déclin de la fièvre typhoïde (troisième ou quatrième se]>ténaire) que survient la cholécystite ébei- tliienne: dans des cas plus rares elle est tardive, et peut même survenir plusieurs mois après la guérison. Dans un cas que j'ai observé('), chez un Mthiasique de vieille date, c'est deux mois après la terminaison de la lièvre typhoïde qu'apparut brusquement une cholécystite calculeuse et ébcrthienne mortelle. Les angiocholécystites à bacille virgide ont été fréquemment oljservées, même sous forme d'infection mono-microbienne connue dans un fait de Girode. L'infection biliaire pneumococcique a pu être reproduite expéi'imenta- lement par Gilbert et (iirode, Klemperer, Canon, par inoculation directe dans le cholédoque ou la vésicule ; Gilbert et Dominici ont obtenu ainsi une cholédocitc aiguè avec bouchon niu(pieux et rétention Jjiliaire. Mais en clinique, dans les pneumonies avec ictère, l'élimination biliaire du (') Dauriac, Des iiifccùoiis biliaires tlnns la licvre typhoïde. Tliése de Paris, 1807. |i. 77.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_0030.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)