Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![Pour les cas d icière grave cardiaque, la chose est eucore plus vrai- semblable. C'est donc par rinterrnédiaire des veines sus-hépaliques que reten- tissent sur le foie non seulement les atreclions valvulaires non com- pensées, mais aussi les symphyses du péricarde ('), soit d'origine rhuma- tismale, soit d'origine tuberculeuse. Cette dernière variété, dé^à étudiée en 1889 par llayem et Tissier, est particulièrement fréquente chez l'enfant, et y prend une physionomie clinique assez spéciale ('). Ce sont les faits de ce geni'c que Pick() étudiait récemment sous le nom assez peu ap|)roprié de pseudo-cirrhose du foie d'origine péri- cardique. Enlin, avec un degré de plus dans la couq^lexiLé des phénomènes, on arrive à la syiiiphyse péricardo-périliépatique ( '). Il ne faudrait pas croire, du reste, que le rôle des veines sus-hépatiques en pathogénie soit purement mécanique. Par leur intermédiaire, peuvent retentir sur le foie des actions toxiques (stéatose péri-sus-hépatique), ou infectieuses : streptococcie sus-hépatique (F. Widal), abcès aréolaires systématisés autour des veines sus-hépatiques (Achalme, P. Claisse). Mais ces faits sont relativement rares, conqiarés à la fréquence et à l'impor- tance clinique des stases centro-lobulaires. E. Les LYMi'iiATiQuiis du foie n'ont, an point de vue pathogénique, qu'une bien courte histoire, en ce sens que peu d'affections hépatiques paraissent d'origine lymphangitique. Le cas le plus net que l'on ])ourrait citer en ce genre est celui des cirrhoses corticales, sous-capsulaires et ceniripètes, et encore semble-t-il que les veines sous-capsulaires contri- buent au moins autant qu(^ les lymphatiques à propager le processus scléreux de la superficie de l'organe dans sa profondeur. En revanclie, dans un certain nondjre de cas, une lésion du foie peut infecter les lymphatiques etîérents; ainsi s'expliquent, par exemple, les adénopathies consécutives au cancer du foie, les hypertrophies ganglion- naii es hilaires ou à dislance observées dans la cirrhose biliaire hypertro- phique pai' L. Po|)olV, par Gilbert et Fournier. F. La CAPSULE FinuEusE rÉRiiiiiPATiQUE peut, pour divei's ])rocessus infec- tieux, être soit im point de dépari, soit im jjoint d'arrivée. Intimement unie au péritoine qui la recouvre, elle en subit ou en provoque les réac- tions inflammatoires, sous forme de périhépalites sèches, adhésives ou {*) M. Yexot, Du foie cardiaque dans les symphyses du péricarde. Thèse de Paris, 1806. (-) HuTixEL, Cirrhoses cardiaques et cirrhoses tuherculeuses chez l'enfant. Revue mens, des maladies de Venfance, 1893. (') PicK, Zeit. fur Min. Med., 1896. {*) A. GiLDEUT et M. Gaiinier, D' la svmphvse périi'ardo-p'M-ilirpalique. Soriélé de hiolojîie, 15 janvier 1898.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)