Volume 3
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![ilont uni' éiîuiuéralion inèine soiiimaire serait sans utilité pour le présent Ces divers composés sont loin de présenter pour nous la même valeur alimentaire, soit parce qu'ils ne sont pas ahsorbables, soit parce qu'après absorption, ils ne sauraient suppléer une albumine proprement dite. Tout d'abord, parmi les all)umoïdes('), c'est-à-dire parmi les matières protéi(pies les plus éloignées du type de l'ovalbumine, les kéralines n'ont point de valeur comme aliments, puisque, d'après von Knierim, elles ne paraissent pas pouvoir être digérées chez l'homme, bien que l'on sache, d'autre part, que certains insectes sont en état de s'en nourrir presque exclusivement, h'élasline du tissu élastique est à la vérité complètement différée chez le chien, et chez l'homme elle dis|)araît partiellement dans le tube digestif. Mais ce fait ne prouve pas qu'elle ait la valeur d'une albumine alimentaire. Rien ne démontre plus clairement la nécessité d'une expérimentation physiologique précise pour résoudre des problèmes de ce genre que l'exemple fourni par un autre albumoïde, la gélatine. Cette question a donné lieu h un débat retentissant et prolongé jusifiu'au jour oùi Voit démontra, par une série d'essais de nuti'ition sur le chien, que la gélatine ne saurait entièrement remplacer l'albumine, mais seule- ment suppléer une fraction de cette dernière (voy. plus loin, p. 97). C'est par des recherches du même genre que la valeur alimentaire des diverses matières albuminoïdes pom-rait être établie d'une manière rigou- reuse. A la vérité, et pour un grand nombre de matières albuminoïdes, la question se trouve de fait résolue, au moins en gros, par l'observation (]uotidienne. Les albumines et les globulincs (végétales et animales), la caséine, etc., se trouvent contenues en abondance dans un grand nombre d'aliments composés, dont une expérience quotidienne a démontré la haute valeur alimentaire. Pour ce qui regarde les alcali-albumines, les acidalbnmines, leur apparition transitoire parmi les premiers produits de la digestion gastrique et intestinale des albuminoïdes primitifs, éta- blit suffisamment leur valeur alimentaire (^). Enfin pour les protéides, dont la plupart sont dédoublables par les sucs digestifs, leur valeur est prouvée par l'observation quotidienne comme il arrive pour la caséine par exemple, ou bien elle peut être déduite de ce que l'on sait, quant au pouvoir nutritif de la copule albuminoïde de leur molécule. Ainsi l'oxy- hémoglohine du sang est dédoublée par le suc gastrique avec production d une globuline, dont la valeur alimentaire équivaut sans doute à celle des (') On peut diviser les malicres albuminoïdes en vialières albuminoïdes proprement dites (all)umiiies, fi;lobiilincs, alcali-ali)umincs, acidalbuniines, albumoscs et pcptones), protéides (hémoglobine cl dérivés, niieléincs ou mieux nucléo-proléides, nuicines), et albiimouirs (géla- tine, élaslinc, kératine, etc.). (*) Cotte raison n'est pas alisolunicnt ])ércmploir(', surtout (]uand il s'agit des produits ultimes de la digestion in vitro, sur le rôle desquels on est loin d'être fixé. L'expérimentation sur les albumoses notamment montre que ces subslanccs exercent à haute dose (une vingtaine de grammes par jour) une action si irritante qu'elles se comportent plutôt comme des stomachiques et des purgatifs que comme des alimonls vérilabh^s.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_2_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)