Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
26/1190 (page 18)
![I);iiis W (loiiiiiiiio des ictères, d'autres faits pourraient être rappro- chés de tous ceux que nous venons de citer : les ictères infectieux à i-echutes, avec persistance, dans Tintervalle des rechutes, de la spléno- rnégalie (A. Mathieu); les cas surtout, réceninient étudiés par Ilayeui(') et son élève J. Lévy (^), d'ictère infectieux chronique spténomégalique. D'après Hayem, il s'agirait là « d'une maladie particulière caractérisée essenlielleuient par : un ictère chronicpie d'une durée indéfinie avec poussées paroxystiques passagères ; une hypertrophie lisse et modérée du foie; une tuméfaction plus marquée de la rate, avec sclérose progressive; des trouhles digestifs, et une anémie assez intense, pouvant à certains moments atteindre un très haut degré «. La splénomégalie, « régulière- ment plus forte au moment des poussées d'ictère, ne disparaît pas dans l'intervalle de ces poussées, et reste relativement heaucoup plus marquée que celle du foie. Celui-ci peut reprendre ses dimensions normales ou presque normales, alors que la rate, même pendant les périodes d'accalmie avec suhictère, reste grosse, dure, et sert en quelque sorte de signature a la maladie. » (llayeui.) Si l'on ajoute que, dans un cas de Ilayem, le sang spléniqne contenait des diplocoques encapsulés très analogues au pneumocoque, na-t-on pas là tout un ensemhle de caractères Lien frap|)ants, et qui permettent de supposer (jue ce complexus clinique ne s'explique pas seulement « ]iar un certain genre de causes, causes infectieuses probablement, d'origine gastro-intestinale » (Hayem), et que la splénopathie, quelle qu'en soit l'origine infectieuse encore ignorée ici, counnaude et dii'ige la lésion hépatique ? L'enquête qui précède pourrait être étendue à d'autres faits, par une sorte de revision nécessaire; aux cirrhoses atrophiques veineuses, dans lesquelles la splénomégalie existe dès h phase pre-ascitique. où plus tard elle est un symptôme habituel, mais non constant, et ne trouve à coup sûr qu'une explication bien insuffisante dans l'hypertension portale; aux cirrhoses hvpertro|)hi(pies, veineuses ou biliaires; aux ictères graves, dans lesquels la rate présente tous les caractères des grandes splénomé- galies infectieuses. Par contre, dans les cii'rhoses cardia([ues pures, et malgré l'hyperten- sion portale, l'hypertrophie splénique fait le plus souvent défaut. Ce n'est donc pas par une rencontre fortuite que l'on a décrit des formes splénoiiiegaliques dans une série d'affections du foie, ictères infectieux chroniques, cirrhoses veineuses, ciri'hoses biliaires. Ces faits s'éclairent et s'expliquent les uns les autres, si l'on cherche leur trait d'union dans une origine commune, dans leur origine splénique. Il y a là connue une famille naturelle t\e faits, ipii, partant des spléno- mégalies dites primitives de Gaucher, de Debove et Briihl, avec ou sans (•) Haykm, Presse médicale. 9 mars IS'.I<S, \i. 121. (-) J. Lévy, De l'ictèro infectieux cliroiiii|ue spléiioniégulique. Thèse Je Paris, 1808.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)