Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![C INTIiODnCTK» A L'KïllDE 1)K l,A f'ATIlOLOGIK (Jfi.NlÎHALK. l'élève (IcCiillcn, «iiii iiv.iil ossayô do concilier le solidismc <.l riuiinorisiiie et avait inv()(|iié, en plus, nne propriété d'ordre physiologique ou vital, Virvilahililé. La notion de Tirritahilité, (piise trouve déjà dans Aristotee't (ialien, qui avait été étudiée jjarClisson (dpar Técolc de îloei liaave. prenait une place prépondérante en médecine, grâce aux travaux de llallei ; elle servit de base à la doctrine de Brown. Pour ce médecin, la vie ne se main- tient que par une propriété particulière qui rend les corps vivants capables d'être allectés et de réagir. Les maladies ne sont que des modifications de ce pruicipe; il y a sthénie ou asthénie, suivant qu(; l'irritabilité est troj) forte ou trop faible. Cette conception eut un retentissement considérable : en Allemagne, où elle inspira Ilahnemann; en Italie, où elle fut repri.se pai-Rasori; en France, où elle trouva un écbo dans Rroussais. Rasori admit, comme Brown, que les maladies peuvent se ramènera deux états opposés; mais, contrairement au médecin anglais, il pensa que la plupart des maladies étaient asthéniques; c'est la tbéoi-ie du contro- stimulus où les maladies sont divisées en inflammatoires et non inflam- matoires. Rroussais exagéra encore les doctrines de Rasori ; ce fut le règne de Vinflammation et de la médication spoliative, dont on retrouve la conti- nuation dans l'œuvre de Rouillaud. Mais Rroussais se garda bien de faire de l'inflammation nne entité spéciale; pour lui, du contraire, toutes les maladies ont un substratum anatomique; elles débutent par une lésion locale, et ne se généralisent que secondairement; tout ce qui n'a pas de siège déterminé ne représente qu'un groupement arbitraire, une réunion de symptômes, et non une maladie. Ainsi, à la fin du xviif siècle et au commencement duxix*^, nous trouvons dans les auteurs, dans Rroussais notamment, une double tendance, inspirée l)ar les recherches anatomiques dcRonnet etde Morgagni, jiar les doctrines physiologiques de Haller et de Richat : l'idée de rattacher les maladies à une lésion organique dérive des premières; l'idée d'invoquer une propi-iété spéciale de la matière vivante procède des secondes. Mais il est bien certain que le mot d'irritabilité, tout en s'appliquant à un fait très juste, ne faisait que masquer notre ignorance sur la nature même des phéno- mènes. Etait-ce une sinqile propriété de la matière? Était-ce une force .spéciale, dont on pourrait concevoir l'existence en dehors de la matière vivante? Cette dei'nière hypothèse, émise par les anciens observateurs, reprise par Paracelse, a été développée par Van Ifelmont. D'après lui. le corps est composé d'iuie série d'organes dont chacun a son archée (]ui a présidé à sa foi'mation et qui dirige ses fonctions. Ces archécs sont sous la dépendance d'un archée supérieui-, au-dessus (lu(|uelse |)lace l àme sensi- tive; celle-ci n'est elle-même que renvel()])pe de l àme immortelle. Tant que l'arcbée conserve son état normal, tant que l'accord subsiste entre lui et les archées secondaires, la santé se maintient; l'équilibre est rompu dès que ces conditions ne sont plus reuqilies.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0024.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)