Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![meilleurs signes cliniques de la maladie. Modérée et passagère dans le paludisme hénin. la splénoniégalie devient persistante et parfois énorme au cours du paludisme chronique et cachectisant. Mais le loie participe toujours alors au processus, tantôt sous forme purement congestive. tantôt avec les lésions de Thépatite nodniaire ou de la cirrhose paludéenne. Si l'on veut hien se rappeler (pie, sauf dans les formes sui'aigués |)ropres aux pays chauds, la lésion de la rate précède celle du foie, que d'autre part le parenchyme spléniquc est le centre organique j^rincipal d'emma- gasinement et d'élahoration des hématozoaires, de formation de pigment, il semble rationnel d'admettre que le sang de la veine splénique doit, chez les paludéens, être plus (pie tout autre chargé de toxines, de déhris hématiques, de granulations pigmentaires. C'est ce qu'ont hien vu Kelsch et Kiener ('), quand ils signalent dans la raie la prédominance du pigment au niveau des orifices veineux, VendopldébUe splénique, et la richesse toute spéciale en cellules mélanifères du segment splénique de la veine porte. Ces mêmes cellules se retrouvent, mais beaucoup moins nom- breuses, dans le tronc de la veine porte, sans doute en raison de la dilution du sang splénique par le sang venu de l'intestin ; elles n'existent plus dans le sang de la veine sus-hépatique. Cet apport du sang splénique ne peut être que nocif pour le foie, sur- tout si par l'abondance excessive du pigment il dépasse les limites de la faculté d'élimination biliaire. Lhépatite paludéenne peut donc être consi- dérée comme relevant en majeure partie de la splénopathie ; la rate infectée par l'hématozoaire devient, à son tour, infectante pour le foie. On pourrait en dire autant pour les rapjiorls réciproques de la rate et du foie au cours de la fièvre typhoïde. Sans doute, ici, le processus est plus complexe, l'infection intestinale semble initiale, et adultère à coup sûr tout l'apport sanguin des veines mésaraïques. Mais la rate est tou- jours hypertrophiée chez les typhiques, fortement congestionnée; les veines peuvent présenter de VendopldébUe et, dit Bezançon ( '), « sont encombrées de leucocytes de formes variées, lymphocytes et leucocytes polynucléaires en petit nombre, grands leucocytes' mononucléaires à noyau arrondi à un des pôles et à ])roto|)lasma rempli d'hématies, grands leucocytes mononucléaires, renfermant d'autres leucocytes plus petits, ou bien des fragments de noyaux, grandes cellules granuleuses sans noyau colorable, etc— » Si l'on tient compte, en outre, de la présence à peu près constante, en foyers de puUulation, du bacille d'Eberth dans le parenchyme splénique, comme l'ont montré entre autres les recherches de Maragliano, (le Galfky, de Cliantemesse et VVidal, de Cornil et Babès; de certaines formes septi- cémiques de la fièvre typhoïde, avec intégrité de l'intestin, et splénomé- galie très prononcée due à la présence associée du streptocoque et du (') Kei.scii L'I KiENEii, Traité des maladies des pays chauds. Paris, 1881), |). 405. (-) F. Bez\nçon, Contribution à l'étude do la rate dans les maladies infectieuses. Thèse de Paris, 1895, p.'59.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_0024.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)