Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![I.A SAiS'TÉ ET LA MALADII']. les deux tendances se dessiner netteincnl : Tune, plutôt matérialiste, qui nail avec Asclépiade et Galien; Fautre, plutôt spiritualiste, dont on peut saisir la première notion dans quehjues écrits d'Ilippocrate. Sous les expressions, en apparence opposéq^s, d'iVsclépiade et de Galien, on retrouve la même idée, et cette idée traversera les âges et renaîtra, modifiée dans la l'orme, identique dans le fond. Asclépiade, inspiré des doctrines philosophiques de Lcucippe, de Démo- crile et d'Épicure, transporta l'atomisme en ])hysiologie : l'être vivant lui apparut comme un agrégat, une réunion d'atomes laissant entre eux des espaces ou des pores : la santé résultait d'une proportion exacte entre les pores et les atomes dont les mouvements ne devaient pas être gênés ; la maladie se produisait quand les pores étaient obstrués par dos atomes augmentés en nombi'c, troublés dans leurs mouvements, altérés dans leur forme. En face de cette théorie, qui a fait d'Asclépiade le fondateur du soli- disme, se dresse l'humorisme qui, né avec Ilippocrate, était adopté et transformé par Galien. Pour Galien, la santé était représentée par un juste mélanoe des quatre humeurs cardinales : le sang, le phlegme, la bile et l'atrabile; la maladie résultait d'une altération quantitative ou qualitative de ces prin- cipes. Ces deux conceptions, plus différentes en apparence qu'en réalité, devaient être reprises, complétées, réunies et fusionnées. L'idée de Galien! conservée par les Arabes, se retrouve dans Borelli et les iatro-mécaniciens! qui ne virent dans la maladie qu'un obstacle apporté au cours des liquides et particulièrement du sang. Ce fut encore la théorie de Boerhaave, qui com- bina l'humorisme avec des principes mécaniques. Plus tard, quand les découvertes chimiques captivèrent les esprits, quand Girtanncr s'efforça de démontrer que l'oxygène est le principe de la vie, ce fut à l'obstacle dans 1 mtroduction de ce gaz que Reich attribua les fièvres. Baumes, profitant des dernières acquisitions de la chimie, rattacha toutes les maladies au défaut ou à l'abondance du calorique, de l'oxygène, de l'hydrogène de l azote et du phosphore. ' Mais, par un retour dont l'histoire des sciences nous offre tant d'exem- ples cet humorisme rajeuni se trouva attaqué par le néo-solidisme do école anatomique, qui mit au premier plan les altérations des organes. On conçoit lacilement combien les médecins du commencement de ce s.ecle ont dù être impressionnés par les découvertes de ceux nui s'en-a- geren dans la voie tracée par Bonnet et par Morgagni. Aux nuaoeuscs y|>o u,ses de l'humorisme, l'école anatomique sid,^ituait des W g|b es des résultats palpables. Aussi finît-on par admettre qule; Z \ ^''l'^lir ' nécessaireu.ent une lésion orgmique h m f' ^'•^'f ^'---^ -ni-.porains, arriva ^^Zir '^'orales eta.ent rejetees au second plan et considérées comme consé-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0021.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)