Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![INTRODUCTION A I/CTUDI- DK LA l'ATIIOI.OGIK CK.MÎRAIJ- iino preiniorc notion dans quolqnos écrits (rili|)|)ocralc('), a été parlailts ment exprimée i)ar Siireiifçel : « Nous définissons les maladies, dit-il, une déviation notable du rapport avec les desseins de la nature, ou un étal tel du corps qu'il se produit des actes et des pliénomèncis en désaccord avec les fins de la nature(*). » Mais c'est surtout Friedliinder qui a dév(d()ppé cette doctrine, et qui, comparant les maladies du corj)s avec celles de l'esprit, arrive à une conception, trop bien exposée, ])our ne pas être reproduite inténralement. « Pour qu'il y ait maladie, il faut ime telle déviation, un tel trouble de la vie, que la forme qu'elle prend alors, non seulement paraisse conq)lèlenient contraire h la constitution liumaine, mais encore que cette constitution se montre défectueuse, privée de toute régularité, et voisine de la destruction. La maladie du corps est caracté- risée i)ar une éruption bors des liens de la nécessité, par ime sorte d'usur- pation de la liberté; la maladie de l'esprit est caractérisée par la gène et la perte de la liberté » î)e ces définitions dt\jà anciennes, on peut en rapprocber une autre, beaucoiqî plus récente ; c'est celle que nous trouvons dans le livre de Rindfleiscb : « La maladie est un état anormal de notre corps et de notre vie, qui se traduit pour le patient lui-même et pour ceux qui l'entourent par diverses manifestations, les symptômes morbides(*). » En admettimtque la maladie soit un état contre nature, il faut dcmandei- à une définition de préciser ce qui se caclie sous cette phrase un peu vague. Si l'on considère la maladie comme une déviation, un écart du type régu- lier de la vie, on s'en fera une idée qui variera évidemment suivant les doctrines métaphysiques. Ceux qui placent la cause des phénomènes vitaux dans l'organisation spéciale de la matière seront conduits à expliquer la maladie par un trouble fonctionnel ou une altération anatomique; ceux qui admettent que la vie relève d'un principe supérieur, plus ou moins intimement uni à la matière, chercheront la cause de la maladie dans une modification de ce principe. Les définitions peuvent varier dans la forme, mais elles se ramènent toujours à ces deux grandes idées : l'une, généralement admise aujour- d'hui, fait consister la maladie en des troubles ou des lésions; l'autre, sur laquelle on ne discute plus guère, invoque les modifications d'un prin- cipe vital. Dès l'origine de la médecine, les deux théories opposées se trouvent en présence. Les auteurs y ont souvent apporté des modifications et ont pensé pouvoir étayer une sorte de théorie mixte, en essayant do com- îîiner l'action du principe vital avec le rôle des manifestations soma- tiqucs. Mais, malgré les réticences ou les contradictions, on voit bientôt (') « llicn (le ftineslc ni iIp niorlol iu< Ptirvienl dans les clioses conrornios à la iiolurc )> (Hippo- CRATE, l)(îs jours critiiiuos. Œuvres wmiphMcs (Inui. l.iMn-). I. IX, p. 'iDfl). (-j SiMiKXCKi., liisLilnlioncs uieiiicir, l. 111. p. 1. Anisleniani, ISOS. (3) IiiiK.M)i..KXDEn, FuniInnuMila (Itu-lriiiai paliinlogii-îi!. p. ôt>. llala\ IS'23. (♦) HiNiin.Kisni, Elrnu'iits de palliologio (Irad. Srlnnill). p. 1. Paris. ISSii.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0020.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)