Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
19/1190 (page 11)
![montrent, à rautopsic, au lieu et plaee des foyers de néerose, des cavités kystiques, avec stase l)iliaire, formation de néo-canalicules, et cirrhose biliaii'e |troi>ressive. Cette varial)ilité des lésions olifenues s'ex|)li(|ue, d'après Doyon et Dufourt('), par les conditions analomi(pies dans les(pielles est pratiquée la ligature : si, au niveau du liile, on lie le tionc artériel et toutes ses branches collatérales, ranimai meurt à cou|) sûr, avec de vastes foyers de néerose cellulaire; si on ne lie que le tronc artériel, mêmes lésions souvent chez le lapin, où les anastomoses de Taiière li('pali(pu' sont minuscules; chez le chien, au contiaire, les suj)pléances auas[()iu<i[i(pies sont suffisantes pour expliquer les Ioniques survies obtenues jiar Stolnikolf et de Dominicis. Les elfela pltijuiolofiiquea de la lij^aluie artérielle ne sont pas moins intéressants à étudier. Cessation de la fonction f:çlycogéni(pie, d'après Arthaud et Butte; glycosurie temporaire et inconstante, d'après de Domi- nicis; enfui et surtout, disent Doyon et Dufourt, diminution considérable de la fonction uropoiétique. xVprès ligature totale et conq)lète de l'artère hépatique, le rapport de l'urée à l'azote urinaire totale tombe de 85 pour 100 à 50, 40, et même 19,5 pour 100. La formation de l'urée est donc très compromise par la su])pression de l'apport artériel au foie; une partie de l'azote n'arrive plus à l'état d'urée et s'élimine sous forme de sels aumio- niacaux. La ligature de la veine porte, au contraire, pendant la courte survie (ju'elle permet, ne modifie pas le rapjiort de l'urée avec l'azote urinaire total. Si nous passons maintenant siu- le terrain de la clinique, de noudireux cxenqiles pourraient luetli'c en Imnière le rôle de l'artère hépali(p]e dans la palbogénie des alVections du foie. C'est par l'artère que se fait ra]»|)ort des germes infectieux dans les pyémies chirurgicales (abcès métasiatique du foie); dans certaines septicémies de cause interne, t(d l'ictère grave au cours de l'endocardite infectieuse (Oppoizer). Par l'ai'lère également arrivent les toxines et les poisons, (piand la pieuiièi(^ élaboialion infec- tieuse ou toxi(pie ne s'est ])as l'aile dans le tractus gaslro-inleslinal. Dans la syphilis hépatique, comme dans les antres localisations viscé- rales de la vérole, on constate souvent de grosses lésions d'artérite totale ou d'eudartérite oblitérante. En revanche, ce n'est pas par l'iuteruH'diaire de l'artérite (pie se pro- duisent la plupart des lésions chroniques du foie. On ne constate ni infarctus embolicpies, à cause des faciles suppléances anastomotiques, ni cirrhoses artérielles, l'artère se distribuant surtout à la ca|)sule deClisson et aux voies d'excrétion de la bile. Dans l'artério-sclérose généralisée, si la cause toxique n'a pas eu d'action directe sur le foie, les lésions de cirrhose sont à peu près nulles ou de bien médiocre importance, et si, d'aju'ès Diiplaix, d'après Démange, la sclérose conjonctive semble évoluer (') DovoN l'I IlrhoiUT, Airli. (le pliy.s., juillcl 18'. 8, p. 522.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)