Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![actions diapédétiqiics, stéatosantes, néorotisantcs, dégénératives, qui en résultent. Enfin, et comme corollaire de ces deux données pathogéniques (voies d'accès et nature de l'agent nocif), il nous restera à chercher comment, ])ar quel mécanisme, et sous quelles formes, les lésions ou états morhides d'autres organes peuvent avoir leur répercussion hépatique. De même que nous verrons plus tard le l'oie malade conditionner d'autres lésions viscé- rales, nous le trouverons ici subordonné à d'autres localisations orga- niques, formant une étape secondaire au cours de processus pathologiques très complexes. I i Les VOIES AN.vTOMiQUEs par lesquelles l'agent pathogène peut être amené jusqu'au foie sont multiples, et leur rôle, d'importance variable, a été mis en lumière par l'observation clinique et histologique, par la patho- logie expérimentale. Nous devons successivement les passer en revue. j A. L'artèue hépatique, par son calii)re si médiocre comparé au volume j de la glande, paraîtrait a priori ne devoir jouer qu'un rôle bien effacé. | Il n'en est rien cependant, et l'expérimentation en a depuis longtemps donné la preuve. Déjà Kottmeyer en 1857, Betz en iS&I, Asp en 1875, avaient pratiqué des ligatures de l'artère hépatique, mais avec une technique trop défec- tueuse pour que l'on puisse tenir grand compte des l'ésultats obtenus. Le travail fondamental sur ce point est dû à Cobidieim et Litten (') en 1876, et a conservé jusqu'à aujourd'hui toute sa valeur. Ces auteurs, opérant sur le lapin, ont constaté qu'après la ligature de l'artère hépa- tique, la moyenne de survie est de vingt heures environ; à l'autopsie, on ' trouve des lésions très étendues de nécrose hépatique, avec aspect gris ■ rougeàtre et demi-fluide du parenchyme hépatique. ' Ces résultats n'ont pas été confirmés par tous les observateurs. Arthaud et Butte(-) ont obtenu, chez le chien, des survies de cinq à six jours: i Stolnikoff (^), sacrifiant ses chiens entre le huitième et le vingtième jour, ne trouve pas de nécrose glandulaire ; de Doininicis ( ') admet que la survie ' peut être presque indéfinie. ' Plus récemment, Janson(') a repris ces expériences et obtenu, lui aussi, des résultats variables, conlirmatifs, dans certains cas, de ceux de Cohnheim et Litten, tandis (|ue d'autres fois les lapins survivent, et (•) CuiiMiKisi et LiTTEx, Bfr/. liliii. Wdcli., IX'O, 11°'21, \>. 'i'id. (2) Arthaud et Butte, Arch. de plnjxiol., 18',IU, p. (S) Stolnikoff, Arch. fur die (/es. Physinl., t. XWIH. (4) De Dominicis, Arch. liai, de bioL, 1891, I. XVI, p. 28. ('>) Jansox, Nord. med. Arkiv, 1895, t. XXVI, p. 54, et Zieyler's Bcitr. ziir path. Anal., 1895, t. XVII, p. 505.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)