Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![rien que de conforme aux données actuelles de la pathologie générale, et il est certain qu'elle contient luie part de vérité. En l'ait, la démonstra- tion est, là aussi, difficile à apporter; parfois même l'observation ne plaide pas dans ce sens. A propos de recherches sur les rapports cliniques de la lithiase biliaire avec la fièvre typhoïde et l'ictère catarrhal, j'ai pu relever 41 cas d'ictère catarrhal datant de plusieurs années; chez aucun de ces anciens ictériques n'était apparue de maladie biliaire ou hépatique ; cinq étaient devenus cholélithiasiques. Je crois donc qu'il ne faut attribuer, en pathogénie hépatique, qu'une part restreinte à l'hérédité directe et similaire, à la vulnérabilité dite arthriti([ue du tissu conjonctivo-vasculaire, et même aux propathies hépati(|nes. Mais il reste vrai que, chez certains sujets de la famille arlhriti(]ue ou uricémique, tels que les goutteux, les obèses, les diabé- tiques, les états congestifs plutôt que scléreux du foie sont fréquents. Mais dès lors ces sujets ne sont plus des prédisposés hépatiques ; ils subissent seulement sur leur foie le retentissement de troubles chimiques, de viciations humorales dues à leur nutrition déviée, ou à leur hygiène défectueuse. Les agents physiques extérieurs, ce que l'hygiène ap|ielle les circum- fi(sa, ne jouent, de même, en pathogénie hépatique, qu'un l'ôle assez restreint. Le iraunialisine ne semble guère intervenir que pour les kystes hydatiques, dont il précède souvent ou dénonce tout au moins l'apparition. Le refroidisseiiieiil, ce facteur capital des affections respiratoires ou rhumatismales, retentit peu sur le foie, au moins dans nos pays. Au contraire, sa part d'action est considérai)le dans les pays chauds, et suitout dans la zone tropicale. Tous les observatein's ont noté chez l'Européen transplanté en pays chaud et non acclimaté, une suractivité fonctionnelle du foie, qui constitue vraiment l'organe en état d'imminence morbide; le refroidissement, surtout nocturne, devient alors cause efficiente de congestion hépatique aiguë, ou même de suppuration collectée. En somme, la pathogénie des affections hépatiques se ramène toujours à deux questions fondamentales que l'on peut ainsi formuler : Quels agents nocifs ont lésé le foie, et ces agents sotit-ils toxiques ou microbiens? A quelles doses, pendant quelle durée, et par quelles voies anato- niiques ou fonctionnelles, ces agents pathogènes ont-ils atteint la glande hépatique? La première question, à vrai dii'c, est seule d'ordre purement patho- génique, et la seconde relève plutôt de la physiologie pathologique générale des processus hépatiques. Mais toutes deux se complètent, et devront être examinées successivement.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_0016.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)