Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![près oxclusivciiicut de rinlVclioii, ou de l intoxicalion ^astro-inleslinalc: chez radulte, les tares hépatiques anciennes ou réc(Mites se multiplient et se cond)inent; cliez le vieillard, la réiiression organique par involulion sénile s'y ajoute. Les pre(lisj)0!<llin))s Ik'jxiIif/uef< existent-elles, et jouent-elles un rôle d appel, en préparant le terrain sur le([uel viendra se lixer et évoluer la lésion? C'est surtout à propos des cirrhoses qne cette question a été soulevée et résolue par Falliruiative. La cirrhose alcooli(pie, dit llanot('), passe ])ar trois étapes, une prédisposition, une phase d'intoxication, une phase teruiinale d int'ection. « La prédisposition s'impose », et a pour suhstratum l'arllirifL'une. c'est-à-dire « un état C(mstitutionnel caractérisé, entre autres éléments constitutifs, par luie viciati(»n oïdinaireuient congénitale et héréditaiic de la nuti'ition du tissu conjonctiC et de ses dérivés, qui deviennent des tissus de moindre importance ». J avoue qu'une telle prédisposition me parait Lien vague, un peu banale, et comme efTacée devant l'iuqiortance clinique des causes efficientes. Il est vrai cpie chaijue alcooli(pie lait et localise ses lésions, mais je comprends mieux la prédispositi(tn jxnu' la cellule nerveuse, hien plus différenciée personnellement chez les tlivers sujels, que pour la cellule l;é])ali(pie. Il ne lu'est pas prouvé que celle-ci, tout en restant saine au début, apporte ou accpiière des aptiliides dilférentes de réceptivité morbide. Ce que l'on a appelé les signes de la précirriiosc (troubles dyspe|)tiqucs, intestinaux, acholie pigmentaire, urobilinurie. glycosurie alimentaire, etc.), correspond à un l'oie déjà malade, dépasse la portée du terme prédisposition. Pour être assuré que si de deux alcooliques I im seulement d<nient cirrhoti(pie c'est parce qu'il est déjà arthiiti(pie, il l'audi'ait avoir la preuve que les conditions d'intoxication, de milieu intestinal, d infection, ont été identiques dans les deux cas; et cette preuve ne peut être faite. Il en va de même pour la pivilispositiou hcrcdilalre; elle est plus facile à énoncer (pi'à prouvei'. Sans doute, on a vu dans certaines familles se produire à inlervalles plus ou moins éloignés des cas multiples d'ictère grave; mais cela ne suppose |)as nécessairement une prédisposition héréditaii'e. A coup sûr, et abstraction faite d'im cas particuli(>r, la lithiase biliaiic, I hérédité bé|)atique semble beaucoup moins frétpiente que I hérédité des maladies cardiaipies et artérielles, ou surtout des maladies nerveuses. Féré a déciit l;i famille névropatbicpie, on pourrait décrire la famille ai'tério-scléreuse; l'état civil de la famille hépatiipie reste à créei'. Peut-on, au moins, admeltre (pTune |)remière atteinte hé]»ati(pie prépare ou facilite une rechute ultérieure? Une (elle hypothèse n'aurait (') Hanoi, Sriiiaiiic inrdicale, ISOri, p. '20',).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_0015.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)