Volume 3
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![Or dans la nutrition des animaux s..|>«^H.'urs, nous sommes hal.ilués à uncèrlain rapport entre la masse <k' l^alunenlel celai. <le l oyntsme entretenu par cel aliment. Ce rapport est chez 1 liomn.c do oO( a (iOO oramnies de matériaux organiques consonmies en vm-t-qualre heures pour 60 à 70 kilogrammes de poids vif entretenu. Au co.itraire, il y a une disproportion si énorme (Mitre le poids de levure ,)roduitc le poids de sucre transformé en alcool, que pendant longtemps le dévelop- pement de la levure a passé inaperçu, ou bien a été considéré comme un tacteur tout à lait accessoire dans le phénomène de la fermentation alcoo- lique. Cette disiiroportion entre la cause et TelTet est précisément, comme Fa montré Pasteur, la caractéristique essentielle des êtres que nous appe- lons ferments. Elle tient, on le voit, à cette particularité que le lerment ne fait descendre à Taliment auquel il s'adresse qu'un petit nombre do decrrés dans l'échelle de destruction de la matière, et qu'il compense la médiocrité du rendement en énergie de cette opération par la mas.'.e considérable d'aliment transformé. Mais, dans ce mécanisme, on ne saisit rien de spécifique, rien qui établisse une différence de nature entre la physiologie de ces êtres et celle des organismes supérieurs ('). On peut même dire que la disproportion signalée il y a un instant entre la cause et l'effet disparaîtrait sans doute si l'on considérait, non point le poids d'a- liment transformé ])ar le ferment, mais la cjuantité d'énergie fournie au ferment par cette transformation. § II. — ORIGINE DE L'ÉNERGIE DONT DISPOSENT LES ÊTRES VIVANTS On a dit plus haut que l'énergie dont disposent les êtres vivants, et qu'ils trouvent accumulée dans leurs aliments sous la forme d'énergie chimique, leur est fournie tout entière par un agent extérieur. 11 n'est pas hors de propos de rappeler en terminant quel est cet agent, c'est-à-dire quelle est l'origine de cette énergie. L'observation montre que les prin- cipes immédiats organiques dont sont composés les tissus des êtres vivants proviennent en dernière analyse du règne végétal. On sait, en effet, que les animaux herbivores vivent aux dépens des plantes, que les carnassiers à leur tour se nourrissent des tissus des herbivores, en un mot, que le règne animal est subordonné au règne végétal, qui lui fournit l'instrument de son activité, nous voulons dire les matériaux orga- nirpies tout formés et, avec ces matériaux, l'énergie nécessaire à l'on- tretien de la vie. (') On verra plus loin que l'on ne saisil pas davanlagc quelque eliose de spécifique dans la nature des produils formés. Dans l'exemple choisi, l'alcool el l'acide carbonique résultent iln rIucosc par une coinhuslion tout à la fois parlirlle, puisqu'une partie seulen\ent, du carbone se détache à l'élat d'acide carboiii((uc, cl iiilcnir. puisque l'oxypènc est. fourni non ])ar l'air, niais par le glucose lui-même. Or, nos propres cellules, ou le montrera plus lom, réalisent, elles aussi, de telles oxydations (voy. p. 131).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_2_0015.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)