Volume 3
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![.0. norfs. il se lait, par suito dos pliénomènos olecUi(|uos dont ces tissus .ont le sièj^e, une dépense d'énergie sous la iorme d mn-jyz. electruiue, dépense q.ri, ehez certains animaux (la torpille, par exemple), se rnanifesle. réner.ne dont ils disposent. D'une manière générale, le fonctionnement de tous les tissus et de tous les systèmes consomme de 1 énergie sous une forme ou sous une autre. La plante n'échappe pas à cette loi gene- Activité fonctionnelle et dépense d'énergie sont donc deux actes insé- parables, et ainsi nous constatons que le fonctionnement de la vie se résume en deux ordres de phénomènes qui sont à la fois 1 e(]et et la condition de ce fonctionnemenl. D'une part, l'activité vitale a pour con- séquence une usure de matériaux organiques, et, d'autre part, c'est par cette usure qu'est fournie l'énergie nécessaire h la manifestation de cette 0 ctivitc • On vient de dire que l'énergie dépensée.par les organismes a toujours sa source dans l'énergie chimique des matériaux organiques dont dispose l'être vivant. Les organismes ne créent, en effet, aucune partie de l'énergie dont ils disposent. Ils ne peuvent que restituer celle qui leur a été fournie par un agent extérieur. C'est là un fait qu'aujourd'hui nous déduisons immédiatement du principe de la conservation de rénergie, et que vérifient d'ailleurs toutes les découvertes de la chimie et de la physique biologique. « Ventrelien de la vie ne consomme aucune énergie qui soit propre à la vie » (Berthelot). Cette énergie est empruntée tout entière au monde extérieur et doit se retrouver tout entière dans l'énergie dépensée au dehors par l'être vivant. En d'autres termes, il y a équiva- lence entre la somme des énergies de modes divers (chaleur, travail mécanique, etc.) dépensées par l'être vivant, et l'énergie (exprimée en quantité de chaleur) qui correspond aux métamorphoses chimiques accom- plies dans les tissus de l'être pendant le même temps. Rappelons que cette notion fondamentale en physiologie date des mémorables recherches de Lavoisier sur la rcspii'ation. L'expérience bien connue que ce grand chimiste fit, en collaboration avec Laplace, sui- l'origine chimique de la chaleur animale, est demeurée classique; elle inarque le commencement de la physiologie contemporaine et l'introduc- tion des méthodes de recherche des sciences positives dans les sciences biologiques. A la vérité, le problème tel que le posèrent Lavoisier et '') On sait aujouririiui qu'à côlc des cellules à chlorophylle qui élahorcnl à là lumière les matériaux constitutifs des tissus végétaux, il y a dans la plante comme un autre être qui, à la lumière comme dans l'ohscurilé, consomme sans cesse ces malérianx. La hctterave, par exemple, au moment du travail de la floraison, c'est-ii-ilire de l'édilicalion de la hampe, de la lleur et de la graine, brûle une partie du sucre qu'elle avait précédenuiieni accumulé dans sa racine. La plante, à ce moment, diminue de pouls et se consume comme un animal.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_2_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)